‹ Le Génie bonhommeChapitre 16 sur 35 · JEAN-FHANÇOIS-LES-BAS-BLEUS · texte numérisé non relu

JEAN-FHANÇOIS-LES-BAS-BLEUS

été plus savant, j'aurois compris le panthéisme. Je l'inventois.

Mais j'obéissois aux conseils de mon père; j'évitois même la conversation de Jean-François les Bas-Bleus , ou je ne m'approchois de lui que lorsqu'il s'alambiquoit dans une de ces phrases éternelles qui sembloient n'avoir pour objet que d'épouvanter la logique et d'épuiser le dictionnaire. Quant à Jean-François les Bas-Bleus, il ne me reconnoissoit pas, ou ne me témoignoit en aucune manière qu'il me distinguât des autres écoliers de mon âge, quoique j'eusse été le seul à le ramener, quand cela me convenoit, aux conversations suivies et aux définitions sensées.

Il s'étoit à peine passé un mois depuis que j'avois eu cet entretien avec le visionnaire, et, pour cette fois, je suis parfaitement sûr de la date. G'étoit le jour même où recommençoit l'année scolaire, après six semaines de vacances qui couroient depuis le 1er septembre, et par conséquent le 16 octobre 1793. Il étoit près de midi, et je rcvenois du collège plus gaiement que je n'y étois rentré, avec deux de mes camarades qui suivoient la même route pour retourner chez leurs parents, et qui pratiquement à peu près les mêmes études que moi, mais qui m'ont laissé fort en arrière. Us sont vivants

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