‹ Le génie de la révolutionChapitre 128 sur 191 · IL — LES CAHIERS. — LEUR COMPOSITION, LEUR ÉTEN- DUE, LEUR FORME · texte numérisé non relu

IL — LES CAHIERS. — LEUR COMPOSITION, LEUR ÉTEN- DUE, LEUR FORME

« Convaincus de l'inutilité des doléances locales et se reposant sur le zèle et les lumières de leur député, » les gentilshommes du bailliage de Saint-Pierrele-Moustier, expriment tout ce qu'ils désirent en deux articles*. — Les communes de la Haute-Marche, quel-

* Tiers-Etat de ClermontrFerrand.

2 Tiers-Etat de Limoux.

3 a Vos travaux intéressent le bonheur de tout un peuple, » dit le Tiers-Etat de Château-Thierry.

* Tiers-Etat de Glermont-Ferrand.

s Ils se bornent à demander:

Art. 1*'. — tt Que la prochaine assemblée des Etats-Généraux soit prorogée pendant trois ans, suivant la forme qui sera fixée et indiquée par les Etats-Généraux, afin que les représentants de la nation aient le temps de remédier aux abus les plus urgents et de poser les fondements d*ODe félicité durable.

Art. 2. — « Que les Etats se rassemblent ensuite d'eux-mêmes tous les

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que grande que soit leur misère, refusent d'exposer leurs besoins particuliers et ne veulent se préoccuper que de Tintérét public, entendant « demeurer toujours unies au vœu général de la nation assemblée, » étant sûres que a Tunion des Français va ouvrir les sources de la félicité publique, fonder la prospérité de l'État et assurer sa constitution ' . »

c( Nous n'apportons point à Votre Majesté, »

— lit-on dans le Cahier du Clergé, de la Noblesse et du Tiers-État réunis de Langres, — c< des représentations différentes pour les trois Ordres qui composent ce bailliage. Comme le même sentiment nous anime tous, il nous a inspiré à tous les mêmes vues... Nous aurions plus de titres que personne pour présenter à

cinq ans, pour régler les réformes et les établissements que le changement inévitable des circonstances aura rendus nécessaires.

» Laissant à leur député la liberté de renoncer à tous les privilèges pécuniaires de son Ordre;

9 De proposer tout ce qu'il jugera convenable à la régénération commune, et d'adhérer à tout ce qui aura été arrêté à la pluralité des voix.

» Ne mettant autres limites aux pouvoirs qu*iis lui confèrent que celle de ne consentir aucun impôt avant que l'assemblée des Etats-Généraux n'ait délibéré et statué sur la constitution nationale. »

Tel est, in extenso, le Cahier de la Noblesse du bailliage royal du Nivernais. C'est le plus court de tous.

* Ainsi commence, en propres termes, le Cahier du Tiers-Etat de la sénéchaussée de Guéret :

» Le Tiers-Etat de cette province, pénétré d'amour et de respect pour le meilleur des rois, porte au pied du trône la ferme résolution de demeurer toujours uni au vœu général de la nation assemblée.

» Une surface hérissée de montagnes, un sol aride, dont le produit est absorbé par les impôts, semJi>leraient lui refuser de concourir au bien public; son zèle y suppléera.

D 11 trouverait le sujet de ses doléances dans ses besoins particuliers. Hais convaincu que l'union des Français va ouvrir les sources de la félicité publique, fonder la prospérité de l'Etat et assurer sa Constitution, il ne se permettra que des réflexions relatives à l'intérêt général. »

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