I. Au camp d'été, en Pan- Au camp d'été, en Germanie
nonie, trois légions se révoltent les quatre légions du Rhin
à l'instigation d'un seul me- inférieur se révoltent. Ce n*e$t
neur (I). plus, comme dans les légions de
Les mutins essayent d'élever Pannonie, un seul homme qui anime
un tertre, mais le général les rebelles; la sédition a mille
Blésus accourt et parvient, par bouches, mille voix (I) .
son courage, à contecîT les rebelles (11).
Le âls de Blé$us est député vers Tibère, au nom de rarraée.
[Cf. ci-dessus, p. i3i* n. i].
2^ Cependant* au retour de quelques soldats, l' insurrection reprend. En revenant au camp (a) les mutins poursuivent de huées p d^outrages et de coups , les centurions qui veulent réprimer le désordre.
I. Ils tournent en dérision le préfet du camp, Aufidiénus Ru fus.
Ensuite ils se dispersent et ravagent les campagiies {à).
z^ l's accumulent les imprécations contre le général Blésns.
Enfin, ils chassent les tribuns et le préfet du camp, pillent leurs bagages et tuent un centurion (b). Les autres centurions échappent en se cachant (III). Un seul est retenu sain et sauf (b) (i),
La discorde est sur le point d'éclater entre les légionnaires (IV), les uns voulant la mort du centurion Sirpicus (c), les autres voulant le sauver (c).
A ces nouvelles, Tibère
Li liiuUnant n*tssaye pas ù ^oiitiHJrîis rehtlî^ ; îmr nomhrttt har funur avaient amiantî i^m Cûnrage fil).
Le centurion Septimius,, réfugié SUT le tribunal, n'échappe pas à la fureur des rebelles ; il est tué (a>. Au contraire, le centurion Chéréa s'ouvre avec le fer un. chemin à travers lesépées nues qui lui ferment le passage (a).
Dans un accès de rage, les mutins se jettent sur les centurions, les renversent, les chargent de coups, se réurnssent toujours soixante contre ua^ parce qu'il y avait soixante centurions par légion. Ih Us jftttnt, la plupart mûris ^ au pied des retranchements au dans le Rhin (III).
Sans désordre, tous éclatent, tous se taisent à la fois, avec tant d'ensemble et d'accord qu'on aurait cru qu'une seule volonté Us dirigeait (IV).
Au premier bruit de la révolte Germanicus, qui avait fait reconnaître Tibère par les Sequanais et par les Belges, part à la hâte, [sans cortège] (V) pour le camp des légions.
(i) Le poète a pour principe de composition d'intéresser le lecteur au sort d'un seul personnage qu'il détache d'un groupe. Il lui arrive fréquemment comme ici, de mettre en opposition les destinées de deux personnages.
donne l'ordre à son fils Drusus et à Séjan de partir pour la Pannonie. Ils se rendent au camp des révoltés avec ' les principaux citoyens de Rome, deux cohortes prétoriennes, des soldats choisis, une grande partie de^ la cavalerie prétorienne, l'élite des Germains qui formaient alors la garde de l'empereur (V).
A l'approche de Drusus, les soldats vont à sa rencontre, dans une attitude de révoltés (VI).
Dès que le prince est entré dans les retranchements, les mutins l'y emprisonnent (VII).
Ils s'assurent des portes et placent des groupes armés dans les différents quartiers du camp.
Drusus lit aux révoltés des lettres de son père (VIII) qui promettait de présenter, au premier jour, leurs vœux au Sénat.
Mais ces promesses ne calment pas les rebelles. Au contraire, ils s'éloignent du tribunal et dès qu'ils rencontrent un ami de Drusus ou un soldat prétorien, ils le menacent du geste.
Le vieux Lentulus qui se retirait avec le jeune César manque de succomber sous leurs coups.
Enfin le hasard rétablit l'ordre. Une éclipse de lune remplit les soldats de terreur. Les meneurs Vibulenus et
A l'approche de Germanicus^ les soldats vont à sa rencontrecomme pour marquer leur repentir {VI).
Dès que le prince est entré dans les retranchements, il ordonne à la foule des soldatsqui l'entourent en désordre de se ranger par compagnie (VII)^ ' Alors, prenant la parole, il loue les grandes actions de Tibère. Mais son discours ne calme pas les rebellés. Tous se dépouillent de leurs vêtementspour montrer les cicatrices de leurs blessures et les traces descoups de verges.
Des vétérans offrent au prince l'appui de leurs bras^ s'il souhaitait l'empire. Mais,comme s'il eut été souillé par cette pensée criminelle, Ger-= manicus tire son épée et menace de s'en frapper.
Cependant, ramené dans sa tente, il tient conseil. La rigueur était dangereuse, les conces<^ sions humiliantes. Finalement, après avoir pesé toutes les raisons, on prend le parti de suppO' ser une lettre de Tibère (VII !)■ accordant le congé définitif après vingt ans, la vétéranceaprès seize.
La 2 le et la 5e légion rega^ gnent leurs quartiers d'hiver à Vétera. Cecina ramène la 20e et la ire légion dans la cité des- Ubienô.
Germanicus se tend i. V^'t-
Percennius sont tués sur Tordre de Dmsns,
La B^ et la 3 5* légion rej^agnent leurs quartiers d%U ver (d)< La g^ voulait attendre ta réponse de Tibère (d), mais ^iécouragée par le départ des autres, elle prévient elle-même la costrainie qui la menaçait.
mée du IRhin siipëriaur, où les 2^1 i3^Èt i6«= lê^^ions n'hésitent pas à lui prêter le sernieiit {^> Pour soumettre la 14=, on lai offre, sans qu'elle les eut de* mandés, les congés et l'argent (b>
En opposition à ces révoltes de légions retenues dans les camps romains, le poète imagine une mutinerie des vexillair<fs en g^arnison au m il i tu des Barbaxes.
{Afin, L 3S.) — Il y eat chez les Chauques im commencement de sédition tenté par les vexillaires des lég^ious rebelles qui tenaient g^arnison dans ce pays; le supplice immédiat de deujç soldats réprime, un moment, la révolte. Cependant le préfet du <:amp, Meumus, ayant outrepassé ses pouvoirs, prend la fuite (a). Bientôt découvert dans sa retraite, il trouve son salut dans son audace (a).