‹ Le génie de TaciteChapitre 54 sur 69 · II. (Ann, I, 45-49.) — Renvoyées dans leurs quartiers · texte numérisé non relu

II. (Ann, I, 45-49.) — Renvoyées dans leurs quartiers

d'hiver la 5^ et la 21^ légion menacent de se révolter de nouveau (I). Les coupables sont massacrés (II).

{Ann. I, 39-44) I. Lesdéputés du Sénat rejoignent Germanicus dans la cité des Ubiens où la V^ et la 20e iégions tenaient leurs quartiers d'hiver. S'imaginant qu'on venait, au nom du Sénat, révoquer la concession arrachée

{Ann,l, 45; 48-9) Il fallait, à présent, dompter la 5e et la 21e légions, retirées dans leurs quartiers d'hiver, à Vétera. Résolu à employer la force, Germanicus annonce à Cécina qu'il allait arriver avec Mue autTïxéi^ ItcLçosante si les

— agi

par la révolte, les soldats accablent d'outrages les députés, se disposent à les tuer, s'attaquent surtout à Munatius Plancus, chef de la députation. Mais Germanicus les calme. Il leur parle, avec des reproches éloquents, du droit des ambassadeurs.

2. Cependant Germanicus décide sa femme à partir avec son fils et à se retirer à Trêves.

Epouse fugitive d'un général, Agrippine provoque par son départ les protestations désolées des soldats qui sont animés de jalousie contre la ville de Trêves. Et, pour la seconde fois, Germanicus adresse aux soldats d'éloquents reproches.

Alors, subitement transformés, les soldats ne songent plus qu'à châtier les fauteurs de la rébellion.

Ils procèdent cependant avec justice (I).

1. Les plus séditieux sont traînés, un à un, devant le lieutenant Cétronius. Si le cri général les déclare coupables, ils sont précipités en bas du tribunal et mis à mort (a).

2. On fait ensuite la revue des centurions. Ils sont appelés, un à un, par le général Blésus. Si le cri public les accuse de cruauté ou d'avarice, ils sont chassés de l'armée (a).

légions ne se chargeaient pas elles-mêmes du supplice des coupables. Cécina Ht ces lettres, secrètement, à la plus saine partie des soldats, et ceux-ci fixent un jour pour tomber, Tépée à la main, sur les plus pervers et les plus turbulents.

Au jour dit, ils se précipitent dans les tentes et égorgent les soldats, surpris à Vimproviste. Le hasard conduit tout (I). Des innocents périssent, tués par des coupables. Ni le lieutenant, ni les tribuns n'arrêtent le carnage.

Alors Germanicus arrive dans le camp. Exaltés par le sang, les soldats sont saisis de l'ardeur de marcher à l'ennemi. Germanicus cède à leur élan. Il jette un pont sur le Rhin, passe le fleuve avec douze mille légionnaires, vingtsix cohortes alliées et huit divisions de cavalerie dont la modération ne s'était point démentie au milieu de la révolte.

Germaiiicus porte la guerre chez les nations barbare K de Germanie :

I. {Ann. I, 49^1 ; I, 55-56.)^ — Il entreprend deux premières expéditions par terre (I), Tune contre les Mars es, Tautre contre les Cattes.

IL {Ann, I, 6o-63; II, 5-22.) — Il entreprend deux expéditions far edu (I) contre les ChérusqueSt dont il parcouit une première fois le pays entre la Lippe et TEms, une seconde fois entre TEms et le Weser,

[Cf. ci-dessQ9 Vanalyse de ces contes pp. iiy-iig; et sur la présence de Germanicus à l'armée du Rhin. Cf,VelL Paterc. H, 129; Frootin, De Siritiag., 11. c* 3. 23 j II, c. 11, 7; Pline, H. N. XXV, 6; Strabon, Gf'ngir. VIL I.4-]

Au retour de la première expédition de Germauicus contre les Chérusques :

1. (Afin, I, 63-68.) — L'armée romaine, traversant un pays couvert de marécages (I), court le danger d'être enveloppée par les barbares (II).

IL (Afin. I, 70.) — Une autre partie de l'armée, faisant route le long de la mer (I), court le danger à^éire engloutie par les flots (II).

Au retour de la seconde expédition de Germanicus contre les Chérusques :

\.{Ann. II, 19-21. ) — Une partie de l'armée court le danger d*être enveloppée par les barbares (III) qui lui ferment la route sur une plaide» sur une chaussée et dans une forêt (IV).

IL {Afin. II, 23-25.) — Une autre partie de l'armée qui

s'était embarquée sur la flotte (IV), court le danger d*étre anéantie par la tempête (III).

[Cf. ci-dessus, l'analyse de ces contes pp. 1 19-120, et, Pedo Âlbinovanus, ap. Sénèque, Suasoria^ I, i5. Ed. Lemaire. L. ^nnei Senecae, Opera dtclamatoria, pp. 632-633].

Les Thraces s'agitent ; leur pays devient le théâtre de deux tentatives de rébellion :

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