Vitellius engage les Parthes à abandonner Artaban
2. Sinnaces provoque la défection du père d 'Artaban, Abdagèse, si bien qu'il ne reste bientôt plus à Artaban que sa garde, composée d'étrangers.
Suivi de ces hommes, Artaban s'enfuit (III) aux confins de la Scythie pour implorer le secours des Hyrcaniens et des Carmaniens. Il escompte d'ailleurs le repentir des Parthes .
Cependant Vitellius conduit sur les bords de l'Euphrate l'élite des légions et des alliés.
Heureux présage pour Tiridate : l'écume du fleuve trace des cercles qui ressemblent à des couronnes l
I. 2. Ornospade, traitre à Artaban qui l'avait comblé de bienfaits, se présente le premier à Tiridate auquel Sinnaces et Abdagése amènent des lenioits et des trésors.
{Ann, XII, 10-14)
La domination de Gotarzes était devenue intolérable à la noblesse et au peuple parthes.
Il voulait par sa barbarie faire oublier sa lâcheté. Dans ces conditions, les Parthes envoient une ambassade à Claude et lui demandent Méherdato, fils de Vonon, qui vivait à Rome. Claude leur donne Méherdate et charge C. Cassius, gouverneur de Syrie, de conduire le prince sur les bords de l'Euphrate. Cassius, jurisconsulte éminent, qui s'attachait alors à restaurer la discipline parmi les légions, établit son camp sur l'Euphrate et engage vivement Méherdate à se presser (a).
Mais Méherdate, écoutant de préférence Acbare, roi des Arabes, son allié, qui le trahissait, s'attarde à Edesse fa) dans les plaisirs. Au lieu d*aller droit en Mésopotamie (I), // part [dans la direction du Nord] (II) vers l'Arménie, impraticable en hiver, franchit les montagnes et les plaines, réunit ses troupes à celles de Carrhène^
Assuré du succès de rentreprise, Vitelliua retourne en Syrie avec s€s légions. Alors, de par 1^ voloûté des Far thés, Tiridate [s'avançant vers le Sud] (II), [en ligne directe] (I)» prend possession de Nicephoriam et d'Aothemusias, villes macédoniçnneâ (a)t d'Artémite et d'Hèlius, villes parthiquÊs (a). La joie des Partàes est générale. Artaban s^était rendu odieux par ses cruautés (b) ; Tiridatet pensaît-on, se ferait aimer par sa douceur (b).
Les îiabitants de Sâleucie se montrent surtout empressés (i ) . Artaban y avait sacrifié le peuple à l'uristocratie (cj; Tiridate rend l'autorité au peuple (c). Cependant Hiéron et Phraate, principaux du royaume, engagent Tiridate à attendre encore avant de prendre les insignes de la royauté (d) ; mais Tiridate se rend à Ctésiphon, capitale du royaume, et Surena lui ceint le front du bandeau royal (d).
Il aurait dû prendre possession du royaume (e), mais il préfère assiéger un château (e) dans lequel Artaban avait enfermé ses femmes et ses trésors. Dès lors, Hiéron et Phraate l'abandonnent. Arta-
de Ninive et du célèbre teau d'Arbèle.
Cependant^ son adversaire Gotarzes [en Viiîtind^nt] {ÎJl), était tranquillement occupé sur le mont Samboulos à oïïtit des vcEux au dieu Hercule [double apparition de dieu.]
Campé derrière le fleuve Corma^ G otaries refuse le com* bat (b) que lui offre son adversaire (bj, traîne la g-uerre en longueur, chsnge de position, achète la trahison d' liâtes et d" Acbare ,
Alors, privé de ses auxi- HaireSt Méherdate se recoud à tenter les chances d*un combat. Le succès est douteux jusqu'au moment oii, trahi par les siens, Méherdate est livré au vainqueur (IV). Gotarzes le charge de chaînes, lui fait couper les oreilles, et le laisse vivre pour témoigner de sa clémence. Gotarzes meurt de maladie et son fils Vologèse lui succède.
(i) Le poète a utilisé l'idée opposée à celle-ci dans son histoire romsLnesqwe de Gotarzes. Voit cV-àe^soMs, Ann.^XX^ Vv^.
"ban, qu'il font rechercher, est Tetrouvé en Hyrcanie, couvert -de vêtements en lambeaux, et, dans cet accoutrement, il se représente à son peuple à la tête d'une troupe armée. Aban- •donné de ses partisans, Tiri- -date retourne en Syrie avec quelques hommes (IV).
î. {Ann, XI, 16-17.) — Les Chérusques se révoltent
contre Italiens, roi qn'ils ont demandé à Roine(I);
ils sont vaincus (II).