II. Maîtres de Camulodunum, les Barbares marchent contre
Pétilius Cérialis qui arrivait avec la 9e légion. L'infanterie romaine est taillée en pièces (c); la cavalerie cherche son salut dans la fuite (c) et le procurateur de la province, Catus Decianus, effrayé de ce désastre, se sauve en Gaule.
A la nouvelle que la province est en révolte, Suétonius quitte l'île de Mona. Il traverse les lignes barbares jusqu'à Londinium, centre d'un commerce actif. Pour sauver la province, il abandonne aux Barbares, qui les détruisent, les deux villes de Londinium et de Vérulam. Comme s'ils redoutent d'être bientôt punis, les Barbares se hâtent de tuer dans ces localités environ soixante-dix mille citoyens et alliés.
Dans l'intention de livrer bataille, Suétonius place une armée d'à peu près dix mille hommes dans une gorge étroite. Devant cette gorge s'étend une plaine (d) qui est occupée par la multitude innombrable des barbares; derrière cette gorge se trouve un bois (d) .
L'armée de Suétonius, disposée en bon ordre, forme un tout compact (e). Au centre, les légions; à l'entour, les troupes légères; sur les ailes, la cavalerie. Au contraire, les Bretons courent çà et là, par petits pelotons^ cavalerie et infanterie pcle-méle {é). Derrière eux les chariots ferment la plaine.
La reine Boadicce harangue ses troupes ; Suétonlus harangtie ses Irotipes ; îa bataiUe s engage ; les Bretons soot exterminée.
On compte quatre-vingts mille morts du côté des Bretons, quatre cents morts et quatre cects blessés dn côté des Romains,
I. Voyant la défaite de ses troupes^ la reine Boadicée s'empoi sonne (f).
^ Appremmi la victoire de 5w^f>«iW, /* préfei dit camp Pénius PostuMits Si perce de son ipig (fj.
Après TÊxtermination des BaxbartïS, Néron envoie en Bretagne des renforts de Germanie, Les nations belliqueuses ne tardent pas à se soumettre.
Cependant, le nouveau procnratenr de la province, ennemi de Suétonioïs, essaye de le faire rappeler. Alors Néron envoie raffranciii Polycléte reconnaître l'état de la Bretagne. Le laste de Folyclète inspire de la crainte aux habitants de la Gaule et de l'Italie (g), au mépris hmx itabitartis de k Brdiigm (g)*
S 11 é ton i us garde le commandement (h). Mais dans la suite^ il perd sur la côte quelques navires avec leur équipage et on lui ordonne de remettre son armée (h) entre les mains de Pétronius Turpilianus.
Suétonius avait attaqué les Bretons et ceux-ci, à leur tour, l'avaient attaqué (i). Pétronius Turpilianus, son successeur^ demeure dans un lâche repos (i).