‹ Le génie du christianisme (volume 2)Chapitre 85 sur 199 · CHAPITRE II. — DE L'ALLÉGORIE · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — DE L'ALLÉGORIE

Mais quoi ! dira-t-on, ne trouvez-vous rien de beau dans les allégories antiques?

Il faut faire une distinction.

L'allégorie morale, comme celle des Prières dans Homère, est belle en tout temps, en tout pays, en toute religion : le christianisme ne Ta pas pas bannie. Nous pouvons, autant qu'il nous plaira, placer au pied du trône du souverain Arbitre les deux tonneaux du bien et du mal. Nous aurons même cet avantage, que notre Dieu n'agira pas injustement et au hasard, comme Jupiter : il répandra les flots de la douleur sur la tète des mortels, non par caprice, mais pour une fin à lui seul connue. Nous savons que notre bonheur ici-bas est coordonné à un bonheur général dans une chaîne d êtres et de mondes qui se dérobent à notre vue; que l'homme, en harmonie avec les globes, marche d'un pas égal avec eux à l'accomplissement d'une révolution que Dieu cache dans son éternité.

Mais si l'allégorie morale est toujours existante pour nous, il n'en est pas ainsi de l'allégorie physique. Que Junon soit loir, que Jupiter soit Xéthor, et qu'ainsi frère et sœur, ils soient encore époux et épouse, où est le charme de cette personnification? 11 y a plus : cette sorte d'allégorie est contre les principes du goût, et même de la saine logique.

On ne doit jamais personnifier qu'une qualité ou qu'une affection d'un être, et non pas cet être lui-même; autrement ce n'est plus une véritable personnification, c'est seulement avoir fait changer de nom à l'objet. Je peux faire prendre la parole aune pierre; mais que gagnerai-je à appeler cette pierre d'un nom allégorique? Or l'âme, dont la nature est la vie, a essentiellement la faculté de produire; de sorte qu'un de ses vices, une de ses vertus, peuvent être considérés ou comme son fils, ou comme sa fille, puisqu'elle les a véritablement engendrés. Cette passion, active comme sa mère, peut à son tour croître, se développer, prendre des traits, devenir un être distinct. Mais V objet physique., être passif de son essence, qui n'est susceptible ni de plaisir ni de douleur, qui n'a que des accidents et point dépassions, et des accidents aussi morts que lui-même, ne présente rien qu'on puisse aimer. Sera-ce la dureté du caillou, ou la sève du chêne, dont vous ferez un être allégorique? Remarquez même que l'esprit est moins choqué de la création des dryades, des naïades, des zéphyrs, îles échos, que de celle des nymphes attachées à des objets muets et immobiles : c'est qu'il y a dans les arbres, dans l'eau et dans l'air un mouvement et un bruit qui rappellent l'idée de

la vie, et qui peuvent par conséquent fournir une allégorie comme le mouvement de Tâme. Mais, au reste, cette sorte de petite allégorie matérielle, quoiqu'un peu moins mauvaise que la grande allégorie physique , est toujours d'un genre médiocre, froid et incomplet; elle ressemble tout au plus aux fées des Arabes et aux génies des Orientaux.

Quant à ces dieux vagues que les anciens plaçaient dans les bois déserts et sur les sites agrestes, ils étaient d'un bel effet sans doute ; mais ils ne tenaient plus au système mythologique : l'esprit humain retombait ici dans la religion naturelle. Ce que le voyageur tremblant adorait en passant dans ces solitudes était quelque chose d'ignoré, quelque chose dont il ne savait point le nom, et qu'il appelait la Divinité du lieu; quelquefois il lui donnait le nom de Pan, et Pan était le Dieu universel. Ces grandes émotions qu'inspire la nature sauvage n'ont point cessé d'exister, et les bois conservent encore pour nous leur formidable divinité.

Enfin il est si vrai que Y allégorie physique, ou les dieux de la Fable, détruisaient les charmes de la nature, que les anciens n'ont point eu de vrais peintres de paysage, par la même raison qu'ils n'avaient point de poésie descriptive. Or, chez les autres peuples idolâtres qui ont ignoré le système mythologique, cette poésie a plus ou moins été connue; c'est ce que prouvent les poèmes sanskrits, les contes arabes, les Edda, les chansons des nègres et des sauvages. Mais, comme les nations infidèles ont toujours mêlé leur fausse religion (et par conséquent leur mauvais goût) à leurs ouvrages, ce n'est que sous le christianisme qu'on a su peindre la nature dans sa vérité.

CHAPITRE III. — PARTIE HISTORIQUE DE LA POÉSIE DESCRIPTIVE CHEZ LES MODERNES.

Les apôtres avaient à peine commencé à prêcher l'Évangile au monde, qu'on vit naître la poésie descriptive. Tout rentra dans la vérité devant Celui qui tient la place de la vérité sur la terre, comme parle saint Augustin. La nature cessa de se faire entendre par l'organe mensonger des idoles; on connut ses fins, on sut qu'elle avait été faite premièrement pour Dieu, et ensuite pour l'homme. En effet, elle ne dit jamais que deux choses : Dieu glorifié par ses œuvres, et les besoins de l'homme satisfaits.

Cette découverte fît changer de face à la création ; par sa partie intellectuelle, c'està dire par cette pensée de Dieu que la nature montre de toutes parts, l'âme reçut abondance de nourriture ; et par la partie matérielle du monde, le corps s'aperçut que tout avait été formé pour lui. Les vains simulacres attachés aux êtres insensibles s'évanouirent, et les rochers furent bien plus réellement animés, les chênes rendirent des oracles bien plus certains, les vents et les ondes élevèrent des voix bien plus touchantes, quand l'homme eut puisé dans son propre cœur la vie, les oracles et les voix de la nature.

Jusqu'à ce moment la solitude avait été regardée comme affreuse ; mais les chrétiens lui trouvèrent mille charmes. Les anachorètes écrivirent de la douceur du rocher et des délices de la contemplation : c'est le premier pas de la poésie descriptive. Les religieux qui publièrent la Vie des Pères du désert furent à leur tour obligés de faire le tableau clés retraites où ces illustres inconnus avaient caché leur gloire. On voit encore dans les ouvrages de saint Jérôme et de saint Athanase(l) des descriptions de la nature qui prouvent qu'ils savaient observer et faire aimer ce qu'ils peignaient.

(1) Hieron., in Vit. Paul.; àthan., in Vit. Anton.

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nouveau genre, introduit pat le christianisme dans la Littérature, se développa rapidement, il se repandit jusque dam Kl style historique* comme on le remarque dans la collection appelée la Bytantine, et rartoul dans les histoires de Procope. Il se propagea de même; mais il se corrompit, parmi les romanciers grecs du Bas-Empire et shei quelques poètes latins en Occident. (Boece, etc.)

Gonstantinople ayanl passé sous le joug des Turcs, on vit se former en Italie une nouvelle poésie descriptive, composée des débris du génie maure, grec et italien. Pébrarque, l'Àriofiteel le Tasse rélevèrent à un haut degré de perfection. Mais cette description manque de vérité. Elle consiste en quelques épithètes répétées sans fin, et ors appliquées de la même manière, il fut impossible de sortir d'un bois touffu, d'un antre fraie, ou des bords d'une claire fontaine. Tout se remplit de bocages d'ors, de berceaux de jasmins et de buissons de roses.

Fiat* îwint avec sa corbeille, et les éternels Zéphyrs ne manquèrent pas de l'accompagner; mais ils ne retrouvèrent dans les bois ni les naïades, ni les faunes; et s'ils n'eussenl rencontré les fées et les géants des Maures, ils couraient risque de se perdre dans cette immense solitude de la nature chrétienne. Quand Pesprit humain fait un il faut que tout marche avec lui; tout change avec ses clartés ou ses ombres : ainsi il nous fait peine à présent d'admettre de petites divinités là où nous ne voyons plus que de grands espaces. On aura beau placer l'amante de Tithon sur un char, et la couvrir de fleurs et de rosée, rien ne peut empêcher qu'elle ne-paraisse disproportionnée en promenant sa faible lumière dans les cieux infinis que le christianisme a déroulés : qu'elle laisse donc le soin d'éclairer le monde à Celui qui l'a fait.

Cette poésie descriptive italienne passa en France, et fut favorablement accueillie de Ronsard, deLemoine, de Coras, de Saint-Amand,et de nos vieux romanciers. Mais les grands écrivains du siècle de Louis XIY, dégoûtés de ces peintures, où ils ne voyaient aucune vérité, les bannirent de leur prose et de leurs vers, et c'est un des caractères distinctifs de leurs ouvrages , qu'on n'y trouve presque aucune trace de ce que nous appelons poésie descriptive (1 ).

Ainsi, repoussée en France, la Muse des champs se réfugia en'Angleterre, où Spencer, Waller et Milton l'avaient déjà fait connaître. Elle y perdit par degrés ses manières affectées; mais elle tomba dans un autre excès. En ne peignant plus que la vraie nature, elle voulut tout peindre, et surchargea ses tableaux d'objets trop petits, ou de circonstances bizarres. Thomson même, dans son chant de l'Hiver, si supérieur aux trois autres, a des détails d'une mortelle longueur. Telle fut la seconde époque delà poésie descriptive.

D'Angleterre elle revint en France avec les ouvrages de Pope et du chantre des Saisons. Elle eut de la peine à s'y introduire; car elle fut combattue par l'ancien genre italique, que Dorât et quelques autres avaient fait revivre : elle triompha pourtant, et ce fut à Delille et à Saint-Lambert qu'elle dut la victoire. Elle se perfectionna sous la muse française, se soumit aux règles du goût, et atteignit sa troisième époque.

Disons toutefois qu'elle s'était maintenue pure, quoique ignorée, dans les ouvrages de quelques naturalistes du temps de Louis XIV, tels que Tournefort et le père Dutertre. Celui-ci à une imagination vive joint un génie tendre et rêveur; il se sert même, ainsi que la Fontaine, du mot mélancolie dans le sens où nous l'employons aujour-

(1) Il faut en excepter Fénelou, la Fontaine et Chaulieu. Racine fils, père de cette nouvelle école poétique, dans laquelle M. Delille a excellé, peut être aussi regardé comme le fondateur de la poésie descriptive en France.

d'hui. Ainsi le siècle de Louis XIV n'a pas été totalement privé du véritable genre descriptif, comme on serait d'abord tenté de le croire : il était seulement relégué dans les lettre^ de nos missionnaires (1). Et c'est là que nous avons puisé cette espèce de style que nous croyons si nouveau aujourd'hui.

Au reste, les tableaux répandus dans la Bible peuvent servir à prouver doublement que la poésie descriptive est née, parmi nous, du christianisme. Job, les prophètes, l'Ecclésiaste, et surtout les Psaumes, sont remplis de descriptions magnifiques. Ls psaume Benedic, anima mea, est un chef-d'œuvre dans ce genre.

Mon àrne, bénis le Seigneur; Seigneur mon Dieu, que vous êtes grand dans vos œuvres!...

Vous répandez les ténèbres, et la nuit est sur la terre : c'est alors que les bêtes des forêts marchent dans l'ombre, que les rugissements des lionceaux appellent la proie, et demandent à Dieu la nourriture promise aux animaux.

Mais le soleil s'est levé, et déjà les bêles sauvages se sont retirées

L'homme alors sort pour le travail du jour, et accomplit son œuvre jusqu'au soir. . .

Comme elle est vaste cette mer qui étend au loin ses bras spacieux! Des animaux sans nombre se meuvent dans son sein, les plus petits avec les plus grands, et les vaisseaux passent sur ses ondes.

Horace et Pindaresont bien loin de cette poésie.

Nous avons donc eu raison de dire que c'est au christianisme que Bernardin de Saint-Pierre doit son talent pour peindre les scènes de la solitude : il le lui doit, parce que nos dogmes, en détruisant les divinités mythologiques, ont rendu la vérité et la majesté au désert; il le lui doit, parce qu'il a trouvé dans le système de Moïse le véritable système de la nature.

Mais ici se présente un autre avantage du poëte chrétien : si sa religion lui donne une nature solitaire, il peut avoir encore une nature h abitée. 11 est le maître de placer des anges à la garde des forêts, aux cataractes de l'abîme, ou de leur confier les soleils et les mondes. Ceci nous ramène aux êtres surnatw*els ou au merveilleux du christianisme.

CHAPITRE IV. — SI LES DIVINITÉS DU PAGANISME ONT POÉTIQUEMENT LA SUPÉRIORITÉ SUR LES DIVINITÉS CHRÉTIENNES.

Toute chose a deux faces. Des personnes impartiales pourront nous dire : « On vous accorde que le christianisme a fourni, quant aux hommes, une partie dramatique qui manquait à la mythologie; que de plus il a produit la véritable poésie descriptive. Voilà deux avantages que nous reconnaissons, et qui peuvent, à quelques égards, justifier vos principes et balancer les beautés de la Fable. Mais à présent, si vous êtes de bonne foi , vous devez convenir que les divinités du paganisme, lorsqu'elles agissent directement et pour elles-mêmes, sont plus poétiques et plus dramatiques que les divinités chrétiennes. »

On pourrait juger ainsi à la première vue. Les dieux des anciens partageant nos vices et nos vertus, ayant comme nous des corps sujets à la. douleur, des passions irritables comme les nôtres, se mêlant à la race humaine, et laissant ici-bas une mortelle postérité; ces dieux ne sont qu'une espèce d'hommes supérieurs, qu'on est libre de faire agir comme les autres hommes. On serait donc porté à croire qu'ils fournissent plus de ressources à la poésie que les divinités incorporelles et impassibles du christia-

(1) On en verra de beaux exemples lorsque nous parlerons des missions.

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nisme; mais, en y regardant de plus près, on trouve que cette supériorité dramatique se réduit à peu de chose.

Premièrement, il y a toujours eu dans toute religion, pour le poëte et le philosophe, deux espèces de déités. Ainsi l'Être abstrait, dont Tertullien et saint Augustin ont l'ait dé si belles peintures, n'est pas hJéhcvah de David bu d'Isaïe; l'un el l'autre sont fort supérieurs au Théosàe Platon et au Jupiter d'Homère. Il n'est donc pas rigoureusement vrai que les divinités poétiquesdes chrétiens soient privées de toute passion. Le Dieu de l'Écriture se repenl , il est jaloux, il aime, il hait; sa colère monte comme un tourbillon: le Fils de l'Homme a pitié de nos souffrances; la Vierge, les saints et losanges sont émus par le spectacle de nos misères; en général, le Paradis est beaucoup plus occupé des hommes que Y Olympe.

Il y a donc des passions chez nos puissances célestes, et ces passions ont cet avan- -ur les passions des dieux du paganisme, qu'elles n'entraînent jamais après elles une idée de désordre et de mal. C'est une chose miraculeuse, sans doute, qu'en peignant la colère ou la tristesse du ciel chrétien , on ne puisse détruire dans l'imagination du lecteur le sentiment de la tranquillité et de la joie : tant il y a de sainteté et de justice dans le Dieu présenté par notre religion !

Ce n'est pas tout; car, si l'on voulait absolument que le Dieu des chrétiens fût un être impassible, on pourrait encore avoir des divinités passionnées aussi dramatiques et aussi méchantes que celles des anciens : l'enfer rassemble toutes les passions des hommes. Notre système théologique nous paraît plus beau, plus régulier, plus savant que la doctrine fabuleuse qui confondait hommes, dieux et démons. Le poëte trouve dans notre ciel des êtres parfaits, mais sensibles, et disposés dans une brillante hié-: rarchie d'amour et de pouvoir; l'abîme garde ses dieux passionnés et puissants dans le mal comme les dieux mythologiques; les hommes occupent le milieu, touchant au ciel par leurs vertus, aux enfers par leurs vices; aimés des anges, haïs des démons; objet infortuné d'une guerre qui ne doit finir qu'avec le monde.

Ces ressorts sont grands, et le poëte n'a pas lieu de se plaindre. Quant aux actions des intelligences chrétiennes, il ne nous sera pas difficile de prouver bientôt qu'elles sont plus vastes et plus fortes que celles des dieux mythologiques. Le Dieu qui régit les mondes, qui crée l'univers et la lumière, qui embrasse et comprend tous les temps, qui lit dans les plus secrets replis du cœur humain; ce Dieu peut-il être comparé à un dieu qui se promène sur un char, qui habite un palais d'or sur une montagne, et qui ne prévoit pas même clairement l'avenir? 11 n'y a pas jusqu'au faible avantage de la différence des sexes et de la forme visible que nos divinités ne partagent avec celles de la Grèce, puisque nous avons des saintes et des vierges, et que les anges dans l'Écriture empruntent souvent la figure humaine.

Mais comment préférer une sainte dont l'histoire blesse quelquefois l'élégance et le goût, à une naïade attachée aux sources d'un ruisseau ? Il faut séparer la vie terrestre de la vie céleste de cette sainte : sur la terre, elle ne fut qu'une femme; sa divinité ne commence qu'avec son bonheur dans les régions de la lumière éternelle. D'ailleurs il faut toujours se souvenir que la naïade détruisait la poésie descriptive; qu'un ruisseau représenté dans son cours naturel est plus agréable que. dans sa peinture allégorique, et que nous gagnons d'un côté ce que nous semblons perdre de l'autre.

Quant aux combats, ce qu'on a dit contre les anges de Milton peut se rétorquer contre les dieux d'Homère : de l'une et de l'autre part ce sont des divinités pour lesquelles on ne peut craindre, puisqu'elles ne peuvent mourir. Mars renversé, et couvrant de son corps neuf arpents , Diane donnant des soufflets à Vénus, sont au>si ridicules qu'un ange coupé en deux et qui se renoue comme un serpent. Les puissances

surnaturelles peuvent encore présider aux combats de l'épopée; mais il nous semble qu'elles ne doivent plus en venir aux mains, hors dans certains cas qu'il n'appartient qu'au goût de déterminer : c'est ce que la raison supérieure de Virgile avait déjà senti il y a plus de dix-huit cents ans.

Au reste, il n'est pas tout à fait vrai que les divinités chrétiennes soient ridicules dans les batailles. Satan s'apprêtant à combattre Michel dans le paradis terrestre est superbe ; le Dieu des armées marchant dans une nuée obscure à la tête des légions fidèles n'est pas une petite image ; le glaive exterminateur se dévoilant tout à coup aux yeux de l'impie frappe d'étonnement et de terreur; les saintes milices du ciel sapant les fondements de Jérusalem font presque un aussi grand effet que les dieux ennemis de Troie assiégeant le palais de Priam ; enfin il n'est rien de plus sublime dans Homère, que le combat d'Emmanuel contre les mauvais anges dans Milton, quand, les précipitant au fond de l'abîme, le Fils de l'homme retient à moitié sa foudre , de peur de les anéantir.

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