‹ Le génie du christianisme (volume 3)Chapitre 109 sur 307 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Il faut convenir que la matière seule n'a pas plus fait le corps de l'homme pourtant de fins admirables, que ce beau irs de l'orateur romain n'a été compose par un écrivain sans éloquence et sans art â.

Plusieurs auteurs ont prouvé, et en particulier le médecin Nieuwentyt *, que les bornes dans lesquelles nos sens sont renfermés sont les véritables limites qui leur conviennent, et que nous serions exposés à une foule d'inconvénients et de dangers si ces sens avaient plus ou moins d'étendue ::. Galien, saisi d'admiration au milieu d'une analyse anatomiquedu corps humain, laisse échapper le scalpel et s'écrie :

« 0 toi qui nous as faits ! en composant un discours si saint, je crois chanter un véritable hymne à ta gloire ! Je t'honore plus en découvrant la beauté de tes ouvrages qu'en te sacrifiant des hécatombes entières de bureaux, ou en faisant fumer tes temples de l'encens le plus précieux. La véritable piété consiste à me connaître moi-même, ensuite) à enseigner aux autres quelle est la grandeur de ta bonté, de ton° pouvoir, de ta sagesse. Ta bonté se montre dans l'égale distribution de tes présents, ayant réparti à chaque homme les organes qui lui sont nécessaires ; ta sagesse se voit dans l'excellence de tes dons ; et ta puissance dans l'exécution de tes desseins4 ».

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