PREMIERE PARTIE
Aux Indes, la Trinité est connue.
Ce que j'ai vu de plus marqué et de plus étonnant dans ce genre, dit le père Galmette, c'est un texte tiré de Laraaastambam, l'un de leurs livres... Il commence ainsi: Le Seigneur, le bien, le grand Dieu, dans sa bouche est la parole. (Le terme dont ils se servent la personnifie). Il parle eusuite du Saint-Esprit en ces termes : Ventus seu spiritus perfectusy et finit par la création, en l'attribuant à un seul Dieu1 ».
Au Thibet.
« Voici ce que j'appris de la religion du Thibet : ils ai pellent Dieu Konciosa, et ils semblent avoir quelque idée de l'adorable Trinité; car tantôt ils le nomment Koncikocick, Dieu-un, et tantôt Koncioksum, Dieu-trin. Ils se servent d'une espèce de chapelet, sur lequel ils prononcent ces paroles, om, ha, hum. Lorsqu'on leur en demande l'explication, ils répondent que om signifie intelligence, ou bras, c'est-à-dire puissance; que ha est la parole; que hum est le cœur ou l'amour; et que ces trois mots signifient Dieu2 ».
Les missionnaires anglais à Otaïti ont trouvé quelques traces de la Trinité parmi les dogmes religieux des habitants de cette île.
Nous croyons d'ailleurs entrevoir dans la nature même une sorte dé preuve physique de la Trinité. Elle est l'archétype de l'univers, ou, si Ton veut, sa divine charpente. Ne serait-il pas possible que la forme extérieure et matérielle participât de l'arche intérieure et spirituelle qui la soutient, de même que Platon 3 représentait les choses corporelles comme l'ombre des pensées de Dieu? Le nombre de Trois semble être dans la nature le terme par excellence. Le Trois n'est point engendré, et engendre toutes les autres fractions, ce qui le faisait appeler le nombre sans mère par Pythagore*.
On pf-ut découvrir quelque tradition obscure de la Trinité jusque dans les fables du polythéisme. Les Grâces l'avaient