Lettres édifiantes, tome xiv. p
-i. Ib., tome xii, p. 437.
Rep.
i. Hier. Cora. in Pyth. Le 3. simple par lui-même, est ! nombre qui se compose de simples, et qroi fournit un nombre en se décomposant : vous ne pouvez composer an autre nombre complexe sans le 3, excepté le 2. Les générations du 3 sont magniet tiennent à eue puissante unité oui est le premier anneau tte la chaîne des nombres, et qui remplit l'univers. Les an i ns nt un fort grand usage des nombres pris métaphysiqnement, u ne faut pas se hâter de prononcer que IMhajmre, Platon et les égyptiens, dont ils tiraient cette science, fussent des fous ou ues imbéciles.
prise pour leur terme; elle existait au Tari Lre, pour la rie e1 la mort de l'homme, el pour la rengenci : ••min
trois dieux frères composaient, en Be réunissant, la puissance entière de l'univers.
Les philosophes divisaient l'homme moral en trois et les Pères de l'Eglise ont cru retrouver l'image de la Tripirituelle dans l'ame < 1 * - l'homme. a Si qous imposons silence a dos Bens, dit Bossuei, et que qous nous renfermions pour un peu de temps au fond de notre âme, c'est-à-dire dans cette partie où la ?i entendre, nous y verrons qm-lque image de la Trinité que idorons. La pensée, que nous sentons naître comme in. • de notre esprit, comme le (ils de notre inlrlii- , qous donne quelque idée du Fils de Dieu conçu éternellement dans l'intelligence du Père céleste. G'esl pourquoi ce Fils de Dieu prend le nom de Verbe, afin que noi tendions qu'il naît dans le sein du Père, non comme na les corps, mais comme naît dans notre àme cette parole intérieure que nous y sentons, quand non- contemplons la vérité.
a Mais la fécondité de notre esprit ne se termine pas à parole intérieure, à cette pensée intellectuelle, • de la vérité qui se forme en nous. Nous aimons et cette parole intérieure, et l'esprit où elle naît; et, en l'aimant, nous sentons en nous quelque chose qui ni est pas moins précieux que notre esprit et notn | qui est le fruit de l'un et de l'autre, qui les unit, qui s'unit à eux, et ne fait avec eux qu'une même vie.
< Ainsi, autant qu'il se peut trouver de rapport entre Dieu et l'homme; ainsi, dis-je, se produit en Dieu l'amour éternel qui sort du Père qui pense, et du Fils sa pen-
sée, pour faire, avec lui et sa pensée, une même nature également heureuse et parfaite1 ».
Voilà un assez beau commentaire, à propos d'un seul mot de la Genèse : Faisons i homme.
Tertullien, dans son Apologétique, s'exprime ainsi sur le grand mystère de notre religion :
e Dieu a créé le monde par sa parole, sa raison el sa
ince. Vos philosophes même conviennent
■rbe et la raison, est le créateur de l'univers. Les
chrétiens ajoutent seulement que la propre substance du
et de la raison, cette substance par laquelle Dieu a
tout produit, est esprit; que cette parole ou le verbe a dû
prononcé par Dieu; que Dieu, l'ayant pronoi engendré; que conséquemment il est Ftude Dieu, el
i. Boss., Hiit. unie., 36C. part., pages 107 et 108, tome n ; éd. stér.