‹ Le génie du christianisme (volume 3)Chapitre 143 sur 307 · CARACTÈRES NATURELS · texte numérisé non relu

CARACTÈRES NATURELS

Passons de cette vue générale des épopées aux détails des compositions poétiques. Avant liVxamirier les caractères .sociauXy tels que ceux du prêtre et du guerrier, considérons les caractères naturels, tels que ceux de l'époux, du pèra. de ta mère, etc., et partons d'abord d'un principe incontestable.

Le christianisme est une religion pour ainsi dire double : s'il s'occupe de la nature de l'être Intellectuel, il B'o aussi de notre propre nature: il fait marcher dé mystères delà Divinité el les mystères du coeur borna laût le véritable Dieu, il dévoile le véritable hOTÛ]

Une telle religion doil être plus favorable à In peil des caractères qu'un culte qui n'entre point dans le secret des passions. La plus belle moitié de la poésie, la moitié dramatique, ne recevait aucun secours du ! ime; ta

morale était séparée de la mythologie1. Un Dieu montait sur son char, un prêtre offrait un sacrifice; mais ni l< ni le prêtre n'enseignaient ce que c'est que Phoi il vient, où il va, quels sont ses penchants, ses sette vie, ses fins dans l'autre.

Dans le christianisme, au contraire, la reli. raie sont une seule el même chose. L'EcritUri notre origine, nous instruit de ûotre nature; les n,\ chrétiens nous regardent : c'est nous qu'on roil d< toutes paris; c'est pour nous que le Fil- de Dieu s'est itntnol . De-

■ jusqu'à Jésus-Christ, depuis les a] qu'aui derniers Pères de L'Eglise, tout offre le fat.:. rhomme intérieur, tout tend à dissiper la nuit qui

si un des caractères distinctlfs du chi d'avoir- toujours mêlé l'homi leu, tandis que les

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