DEUXIÈME PARTIE
Voilà donc un avantage incalculable que les poète? auraient dû remarquer dans la religion chrétienne, au lieu de s'obstiner à la décrier. Car, si elle est aussi belle que le polythéisme dans le merveilleux ou dans les rapports des cfwses surnaturelles, comme nous essaierons de le montrer dans la suite, elle a de plus une partie dramatique et morale que le polythéisme n'avait pas.
Appuyons cette vérité sur des exemples; faisons des rapprochements qui servent à nous attacher à la religion de nos pères par les charmes du plus divin de tous les arts.
Nous commencerons l'étude des caractères naturels par celui des époux, et nous opposerons à l'amour conjugal d'Eve et d'Adam l'amour conjugal d'Ulysse et de Pénélope. On ne nous accusera pas de choisir exprès des sujets médiocres dans l'antiquité pour faire briller les sujets chrétiens.