‹ Le génie du christianisme (volume 3)Chapitre 157 sur 307 · IV · texte numérisé non relu

IV

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« 0 Jupiter, et vous tous, dieux de l'Olympe, que mon fils règne, comme moi, sur Ilion, faites qu'il obi l'empire entre les guerriers; qu'en le voyant revenir cl des dépouilles de l'ennemi, on s'écrie : Celui-ci est encore

plus vaillant que son père » !

Enée dit à Ascagne :

Et te, animo repetentem exempla tuorum,

El pater .Eneas, et avunculus ezeitel Hector*.

A la vérité l'Andromaqut moderne B'exprime I peu près comme Virgile sur les aïeux d'Astyanax. Mais après ce vers :

Dis-lui par quel» exploits leurs noms ont éclaté,

i joute :

Plutôt ce qu'ils ont fait que ce qu'ils ont été.

Or, de tels préceptes sont directement opposés au cri de • il : on y voit la nature corrigée, la nature plus belle, lire évangélique. Cette humilité que le christianisme a répandue dans les sentiments, et qui a cli. le rapport des passions, comme nous le dirons bientôt, perce à travers tout le rôle de la moderne Androra Quand la veuve d'Hector, dans Ylliade se repi

qui attend son fils, la peinture qu'elle fait de la future misère d'Astyanax a quelque bas et de honteux;

l'humilité, dans notre religion, esl bien loin d'avoir un pareil langage : elle esl aussi noble qu'elle est touchante. Le chi ux conditions les plus dures de la

vie : mais on senl qu'il ne cède que par un princi vertu; qu'il ne que sous la main de Dieu, et non

sous celle des homme< ; il conserve sa dignité dan- les fers: i son mal: I acheté, il mépi qu'il

M doit porter qu'un moment, et dont la mort vi

<<., lib. \.:. '. . 139, 440.

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