DE LA COMMUNION
C'est à douze ans, c'est au printemps de l'année, que l'adolescent s'unit à son Créateur. Après avoir pleuré la mort du Rédempteur du monde avec les montagnes de Sion, après avoir rappelé les ténèbres qui couvrirent la terre, la chrétienté sort de la douleur : les cloches s? rani ment; les saints se dévoilent, le cri de là j lie, l'antique alléluia d'Abraham et de Jacob fail retentir le dôme des églises. Déjeunes tilles vêtues de lin, el des garçons parés de feuillages, marchent sur une route Bernée îles premières fleurs de l'année; ils s'avancent vers le temple, en répétant de nouveaux cantiques; leurs parents les suivent; bientôt le Christ descend sur l'autel pour ces âmes délicat»-. Le froment des anges est déposé- sur la langue véridique qu'aucun mensonge n'a encore souillée; tandis que le prêtre boit, dans le vin pur, le sans méritoire de l'Agneau.
Dans cette solennité, Dieu rappelle un sacrifice sanglant, sous les espèces les plus paisibles. Aux incommensurables hauteurs de ces mystères se mêlent les souvenirs des scènes les plus riantes. La nature ressuscite avec son Créateur, et du printemps semble lui ouvrir les portes du tombeau, comme cet Esprit de lumière qui dérangea la pierre
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