DES SUJETS DE TABLEAUX
Vérités fondamentales.
1° Les sujets antiques sont restés sous la main des peintres modernes : ainsi, avec les scènes mythologiques, ils ont de plus les scènes chrétiennes.
2° Ce qui prouve que le christianisme parle plus au génie que la fable, c'est qu'en général nos grands peintre*; ont mieux réussi dans les fonds sacrés que dans les fonds profanes.
3° Les coutumes modernes conviennent peu aux arts <!':mitatien : mais le culte catholique a fourni à la peinture des costumes aussi nobles que ceux de l'antiquité1.
Pausanias *, Pline3 et Plutarque* nous ont conservé la description des tableaux de l'école grecque 5. Zeuxis avait pris pour sujet de ses trois principaux ouvrages, Pénélope, Hélène et l'Amour ; Polygnote avait figuré sur les murs du temple de Delphes le sac de Troie et la descente d'Ulysse aux enfers. Euphranor peignit les douze dieux, Thésée donnant des lois, et les batailles de Cadmée, de Leuctres et de Mantinée: Apelles représenta Vénus Anadyomène sous les
i. Et ces costumes fies Pères et des premiers chrétiens, costnmes qui sout fiasses a nos Religieux, ne sont autres que la robe des anciens philosopli- ippelée rapt&ÛcMii ou pallium. Ce fut
même un sujet de persécution pour les fidèles ; lorsque les Romains ou les Juifs les apercevaient ainsi vêtus, ils s'écriaiemt : '() ypeuaàç hrctfcrfe! ô V imposteur grec .' (Hier., ep. x, ad Furiom). On petit voir Korthoi.t. de Morib. christ., cap. m, p. ï'.i ; et Fîar., an. i.vi, n' 11. Tertui.lien a écrit un livre entier (de J'aVio) sur ce sujet.