CURQPAL., Cedre.v, Zonajl, Maimb., Hist. des Iconocl
K. Cedhen., Zonar., Constant, et maimb., Hist. des Iconocl., etc*
Les processeurs furent brûlés rifs, e( ce ne fut Qu'au péril • If leurs jours que des chrétien* parvinrent fc Baurerla peau de dragon, de cent ringt pieds oe longueur, où les œuvres à'Bomére étaient écrites en lettres d'or. On livra aux flammes les tableaux des églises. De stupides et furieux hérésiarque*, assez semblables aui puritains de Cromwell, hachèrent à coups de sabre les mosaïques de l'église de j\nii r-Uiime de Constantinople et «in palais des fi Les persécutions furent, poussées si loin, qu'elles enveloppèrent les peintres eux-mêmes : on leur défendit, bous peine de mort, de continuer leurs étude.-. Le Lazare
eut le courage d'être le martyr de son ail. Ce fut en vain que Théophile lui fit brûler les mains pour l'empêcher de tenir le pinceau. Caché dans le souterrain de l'église Saint -Jean-Baptiste, le religieux peignit arec ses doigts mutilés le grand saint dont il était le suppliant ', digne sans doute de devenir le patron des peintres, et d'être reconnu de celte famille sublime que le souffle de l'esprit ravit audessus des hommes.
Sous l'empire des Goths et des Lombards, le christianisme continua de tendre une main secourable aux talents. Ces efforts se remarquent surtout dans les églises bàiies par Théodoric, Luitprand et Didier. Le même esprit de religion inspira Charlemagne ; et régtise des Apôti par ce grand prince à Florence, passe encore, même aujourd'hui, pour un assez beau monument -.
Enfin, vers le treizième siècle, la religion chrétienne, après avoir lutté contre mille obstacles, ramena en triomphe le cœur des Muses sur la terre. Tout se fit pour les églises, et par la protection des pontifes et des princes religieux. Bouchet, Grec d'origine, fut le premier architecte; Nicolas, le premier sculpteur, et Cimabué, le premier peintre, qui tirèrent le goût antique des ruines de Rome et de la Grèce. Depuis ce temps, les arts, entre diverses mains et par divers génies, parvinrent jusqu'à ce siède de Léon X, où éclatèrent comme des soleils Raphaël et Michel-Ange.
On sent qu'il n'est pas de notre sujet de faire l'histoire complète de l'art. Tout ce que nous devons montrer, c'est en quoi le christianisme est plus favorable à la peintura qu'une autre religion. Or, il est aisé de prouver trois choses : 1° que la religion chrétienne, étant d'une nature spirituelle et mystique, fournit à la peinture un beau idéal plus parfait et plus divin que celui qui naît d'un culte ma-
J. Maimb., Hist. ries Iconocl.; Cedren., Ccropal. 2. Vas.vki, Poern. del Vit.
tériel ; ?.° que, corrigeant la laideur des passions, ou les combattant avec force, elle donne des tons plus sublimes à la ligure humaine et fait mieux sentir Tàrne dans les muscles, et les liens de la matière; 3° enfin, qu'elle a fourni aux arts des sujets plus beaux, plus riches, plus dramatiques, plus touchants que les sujets mythologiques.
Les deux premières propositions ont été amplement développées dans notre examen de la poésie : nous ne nous occuperons donc que de la troisième.