Vid. Saur., d'Anvil
3. Si nous ne parlons point des Grecs (et surtout des habitants de l'ile de Rhodes), quoiqu'ils soient devenus d'assez habiles navigateurs, c'est qu'ils sortirent rarement de la Méditerranée.
d'avoir pénétré, dans un espace do plus de quatre cents lieues, jusqu'aux fleuves où se voient ces monuments, il faut que cette colonie ait d'abord habité la plaine qui s'étend de la base des mont'; aux grèves de l'Atlantique. Toutefois on pourrait dire avec quelque vraisemblance que l'ancien rivage de l'Océan était au pied même des Apalaches etdesAlleghanys.et que laPensylvanie, le Maryland, la Virginie, la Caroline, la Géorgie et les Florides* sont des plages nouvellement abandonnées par les eaux.
Note I, page 85.
Fréret a fait la même chose pour les Chinois, et M. Bailly a réduit pareillement la chronologie de ces derniers, ainsi que celle des Egyptiens et des Chaldéens, au calcul des Septante. Ces auteurs ne peuvent être soupçonnés de partialité en faveur de notre opinion. {Vid., Bailly, tom. I).
Note K, page 88.
Buffon, qui voulut accorder son système avec la Genèse, avait reculé l'origine du monde, en considérant chacun des six jours dé Moïse comme un long écoulement de siècles; mais il faut convenir que ces raisonnements ne donnent pas un grand poids à ses conjectures. Il est inutile de revenir sur ce système que les premières notions de physique et de chimie ruinent de fond en comble; et sur la formation de la terre détachée de la i du soleil, par le choc oblique d'une comète, et soumise tout à coup aux lois de gravitation des corps célestes; le refroidissement graduel de ia Terre, qui suppose dans le globe la même homogénéité que dans le boulet de canon qui avait servi à l'expérience; la formation des montagnes du premier ordre, qui suppose encore la transmutation de la terre argileuse en terre siliceuse, etc.
On pourrait grossir cette liste de systèmes qui, après tout, ne sont que des systèmes. Ils se sont détruits entre eux; et, pour un esprit droit, ils n'ont jamais rien prouvé contre l'Ecriture. I l'admirable Commentaire de la Genèse par M. de Luc, Lettres du savant Euler).
Note L, page 90.
Je donnerai ici ces preuves métaphysiques de l'existence de Dieu et de l'immortalité de l'âme, pour compléter ce que j'ai dit sur ce grand sujet.
Toutes les preuves abstraites de l'existonce de Dieu se tirent de ces trois sources : la matière, le mouvement, la pensée.
La matière.
première proposition
Quelque chose l existé de toute éternité.
Preuves. Par la raison que quelque chose existe. Dieu ou matière, peu importe à présent.
Seconde proposition. î. Quelque chose a existé de tout' nité, 2. et cet être existant est indépendant et immuable.
Preuves. Il faudrait autrement qu'il y eût une succession infinie de causes et d'effets sans cause première ; ce qui est contradictoire. On le prouve,
Parce que, si la série d'êtres indépendants est une et toute, elle ne peut avoir au dehors une cause de son existence successive, puisqu'elle comprend tout. Or,
11 est évident que chaque être, dans la chaîne progressive, n'a pas au dedans de soi la cause efficiente de son existence, puisqu'il est produit par un être précédent. Contradiction manifeste.
Objection. On dit : C'est la nécessité qui fait que cette chaîne d'êtres existe.
Réponse. Des êtres dépendants les uns des autres peuvent exister ou n'exister pas. 11 n'y a pas là nécessité; donc la cause de cette existence est déterminée par rien (Absurdité). Donc il doit y avoir de toute éternité un Etre indépendant et immuable, cause première de la génération des êtres.
Troisième proposition. 1. Quelque chose a existé de toute éternité. 2. Cet être existant est indépendant et immuable, 3. et