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portion riftiflë infinité d'auti : mais il i
concevoir le dégoûl que la vac • produirai! pdtxf
beaucoup de choses qui d'ailleurs sont très boni!, e1 tn - utiles1 en elles-mêmes. J'ai vu d< s personnes faire des éclats de rire à i,! me des petits animaux qui s'offrent dans un morceau de fromage, par le moyen d'un microscope, et retirer tfvetnent leurs ni.iins. lorsque quelqu'un de ces rnsectes tenait à tomber, de
qu'il no tombai suj elles; mais d'autres faisaient d flexions plus sérieuses sur l dé Dieu, qui a bien voulu
cacher ces choses aux yeux ils et «les personnes crain-
tives, et les manifester àd'autres par le moyen des microscopes, afin que les moyens nécesi manquassent pointa ceux
qui lâchent de pénétrer dans ses merveilles.
« Les philosophes incrédules useraient-ils jamais souhaiter que leurs yeux eussent les propriétés des meilleurs microscopes, supposé qu'ils en connussent la nature et le fondement? et se croiraient-ils plus heureux en voyaril des objets si petits qui grossiraient jusqu'à ce point-là, tandis qu'en même temps t. mt
ce qui leur toinberaii reux n'occuperaii pas plus d'es-
pace qu'un grain de sable? ils De sauraient voir au. -un objet distinctement, à moins qu'ils ne fussent à une très petite distance de l'œil, à un ou deux pouces par exemple. Quant aux autres objets plus éloignés, comme les hommes, les bêtes, les arbres et les plantes, pour ne rien dire du soleil, de la lune et
-•les, ces corps où brille la majesté de l'Etre suprême, ils leur seraient entièrement invisibles, ou ils ne 1rs verraient que dans une grande confusion, si tout ci la se trouvait ainsi, et si lies yeux tout seuls pouvaient pénétrer aussi avant que lorsqu'ils sont armés de bons microscopes. Tous ceux qui en ont fait l'expérience conviennent que, par leur moyen, on peut voir des corps composés d'un mulier de petids parties; d'où il s'ensuit que, pournien voir c jusque ses particules primi-
tivi s, la vul doit encore s'étendre infiniment plus loin qu'elle ne s'étend avec le secoun tleùrs microsco]
« D'un autre côté, supposons que DOS yeux soient de grands télescopes,! maniables à ceux dont nous 1 s servons pour observer tanl de nouvelles étoiles dans lescieux et pour faire tant de découvertes dans le soleil, la lune et ies étoiles, ils seraient encore sujets à cet inconvénient : c'esl qu'ils ne seraient presque d'aucun usage pour voiries objets qui nous environnent, et ils nous priveraient u : de la vue des autres objets qui sont sur la terre, parce qi rrions les vapeurs et les exhalaisons qui s'élèvent continuelli ment, et qui, comme des nuages épais,
cacheraient ton, sts visibles: cela n'est que
trop connu de instruments.
« De oièine, si l'odoral était aussi Quel aussi délicat dans les homme-, qu'il parait l'être dans de certains chiens de chasse, il n'est personne il n'est aucune créatu/e qui pût qous joindre; e1 d nous sérail Impossible d : irles endroits Ou elles au-
raient [vissé', sans ressentir de fartes impressions des corpuscules qui en partent : mole distractions partageraient malgré nous • notre attention: et, lorsque nouî erions forcés de nous appll-
. des objei nous gérions obligés de uous
hxcr :\ des choseâ méprisai
« Si notre langue était d'un tissu si délicat qu'elle nous fît éprouver autant de goût dans les choses qui n'en onl pi pas, que dans celles dont le goût est aussi fort que celui des ragoûts ou des épiceries, il n'est personne qui n'avouât que cela seul suflirait pour nous rendre les aliments très désagréables, après que nous en aurions mangé seulement deux ou trois fois.
« L'oreille pourrait-elle distinguerions les sons avec la même exactitude qu'elle les distingue à présent lorsque, par le moyen d'un porte-voix, quelqu'un parle doucement dans son extrémité la plus évasée, ou ferait-on plus d'attention à un grand nombre de choses '! On n en ferait certainement pas plus que lorsque nous nous trouvons au milieu d'un bruit confus et d'un grand nombre de voix, au milieu du bruit des tambours et du canon. Ceux qui ont été témoins des inconvénients que souffrent les malades qui ont l'ouïe trop fine n'auront pas de peine à être convaincus de cette vérité.
a Si dans toutes les parties de notre corps le toucher était aussi délicat que dans les endroits extrêmement sensibles et dans les membranes des yeux, ne faut-il pas avouer que nous serions bien malheureux, et que nous souffririons de grandes douleurs, lors même qu'une plume très légère nous toucherait ?
« Enfin, peut-on réfléchir sur tout cela sans reconnaître la bonté de celui qui en est l'auteur, qui non seulement nous a donné des organes aussi nobles que nos sens extérieurs, sans quoi il ne serait pas à préférer à un morceau de bois ; mais qui a même, par un effet de son adorable sagesse, renfermé nos sens dans de certaines bornes, sans lesquelles ils ne nous auraient servi que d'embarras, et il nous aurait été impossible d'examiner mille objets de plus grande conséquence». (Nieuwentyt, Exist. de Dieu, liv i, chap. 3, p. 131).
Note N, page 167.
« Les véritables philosophes n'auraient pas prétendu, comme l'auteur du Système de la Nature, que le jésuite Needham eût créé des cnguilles, et que. Dieu n'avait pu créer l'homme. Needham ne leur aurait pas paru philosophe, et l'auteur du Système de la Nature n'eût été regardé que comme un discoureur par l'empereur Marc-Aurèlei». (Ouest. LncycL, tom. vi.art. P/nlosoph.).
Dans un autre endroit, combattant les athées, il dit à propos Sauvages qu'on croyait sans Dieu :
« Mais on peut insister, on peut dire : Ils vivent en société, et ils sont sans dieu; donc, on peut vivre en société sans religion.
« En ce cas, je répondrai que les loups vivent ainsi, et que ce n'est pas une société qu'un assemblage de barbares anthropophages, tels que vous (es supposez : et je vous demanderai toujours si, quand vous avez prêté votre argent à quelqu'un de votre société, vous voudriez que ni votre débiteur, ni votre procureur, ni votre notaire, ni votre juge, ne crussent en Dieu »? \ib., tome ii. art. Ath.\ .
l'ont cet article sur l'athéisme mérite d'être parcouru. En poétique, Voltaire montre le même mépris de toutes ces vaines théories qui troublent le monde, n J^ n'aime pas le gouvernement de u canaille », répèto-t-il en cent endroits. (Voyez les Lettre* <*» m* de Prn$4ef. Los plaisanteries sur les répul
3fiO NO
populacières, bod indignation contre I
[ans prouve qu'il haïssait de bonn< foi l- ■.->
charlatan! de la philosophie.
il ici le lieu de metti yeux du lecteur an certain
nombre <U- passages tir»-s de la Com de Voltaire* qui
prouvent que je nai p;»s trop hasardéj lorsque j'ai «lit qu'il bais-* lail secrètement les sophistes. Du moins Ton sera force •!»• conclure (si on n'est pas convaincu que, Voltaire ayant w éternellement le pour et li varie aao ^^ ses
sentiments, son opinion eu morale; en philosophie et en religion doit être comptée pour peu de cl
Année I7GC
« Contre les philosophe* et le phUosophieme Je n'ai rien 4e
commun arec les philosophes moderne*. que oette horreur pOW le fanatisme intolérant. yCorresv. gén., t. x. \
Année 1744.
« La supériorité qu'une physique Bêche et abstraite 9 usurpée sur les belles-lettres commence a m'indigner. Nous avions, il y a cinquante ans, de bien plus grands hommes en physique et en géométrie qu'aujourd'hui, et à peine parlait-on deu* Les choses ont bien changé. J'ai aimé la physique tant qui Ho n'a point voulu dominer sur la poésie: à présent qu'elle a tous les arts, je ne veux plus la regarder que comme un tyran de mauvaise compagnie. Je viendrai à Paris Caire abjuration entre vos mains. Je ne veux plus d'autre étude que efllli qui peut rendre la société plus agréable, et le déclin de ls vie plus doux. On ne saurait parler physique un quart d'heure et Bentendre. On peut parler poésie, musique, histoire littérature, tout
le long du jour, etc. ». (Correspondant' ,,,■,>,, tome UI,
« Les mathématiques sont fort belles; mais, hors une vingtaine de théorèmes utiles pour la mécanique st I astronomie. I n'est qu'une curiosité fatigante ». [T. ix, page 484).
imilaville.
« J'entends par peuple la populace qui n'a que ses bras pour vivre. Je doute que cet ordre de citoyens ait jamais le temps ni la capacité de s'instruire; ils mourraient de faim ayant de devenir philosophes, il me paratl essentiel qu'il y ait des g ignorants, si vous faisiez valoir comme moi une terr y -us aviez des charnus, vous seriez bien demOD avis». (Tomex, (96).
il lq quelque chose d'une Antiauité dévoilée, ou plutôt très voilée L'auteur commence par l ! ftnittoujoi] ipaj le
I di '. i - contes que tout ] ;*)!}}.
Ann
ir faut [le Chriêtianisme d.
lémicienj maifl comme phi i ncore plus comme citoyen. Il ; mes
: toll-
ijs grand
raison, parce qu' i ridicule do dire que l'arrangement
du monde ne pi an artisan suprême, qu'il serait imper-
tinent de, dire qu'une horloge ne prou ■ pas m
« je ne réprouve pas moins ce [ivre comme citoyen; l'auteur troc ennemi des puissance-. Des hommes qui penseraient comme lui m- formeraient qu'une anarchie,
« Ma coutume esl d'écrire sur ta marge de mes Livres i Je pense d'eux- : vous verrez, quand vous daigner* z venir a l<Vrney, 1 du C/u-istiauisme dévoilé ebargi • de remar-
ques, qui prouvent que l'auteur s'est trompi : • plus
iitiels ». [Çorreaponda . tome M, page i i 3) .
Année 1162. A Damilaviile.
« Les frères doivent toujours respecter la morale et le trône* La morale est trop blessée dans le livre d'IIelvétius, et le trône est trop peu respecte dans le livre qui lui est dédié ». Le !>■ ij.O'.isme oriental) .
Il dit plus haut, en parlant de ce même ouvrage : « On dira que l'auteur veut qu'en ne soit gouverné ni par Dieu, ni parles hommes ». (Tome vin, page 148).
■ée 4768. A M. de Vit le vieille.
< Mon cher marquis, il n'y a rien de bon dans l'athéisn. systèm* est fort mauvais dans le physique et dans le moral. Un te homme peut ■ i superstition et
contre le fanatisme: L persécution; il rend
ce au genre hum tin s'il répand 1er, principes de la ace : mais quel service peut-il rendre s'il répand l'athéisi. - hommes en seront-Us plus vertueux, pour n maître un dieu qui ordonne la , ■■rtu'.' Non, sajis doute. Je veux que les princes sj leurs ministr h en reconnaissent un, et même un Dieu qui punisse et qui pardonne. Sans ce frein,
i animaux feroa a qui, à la vérité, ne me • ronl pas quand llî sortiront d'un long repas, et qu'ils digéreront I sur un canapé avec leurs maîtresses, mais
ment me mangeront s ils m ■ rencontrent sous leurs griffes quand ils auront faim, et qui, après m'avoir manu-', ne croiront pas seuleuw • avoir fait une mauvaise action ». [Tome xu, page ui'j).
Aui
; oint du tout de \';w , n. qui nie
an Dieu, parc* qu*il< veugle. Je me trompe peut-être, mais
; • très intelligent, qui m'aurait
donné tant de suppli i n apercevant, par la
i . des rappoi 's Infii loses, j'aurais
inné un ouvrier infinimenl habile, il est fort impertinent
de devin r qui il < it et pourqi >i il a fait tout ce qui existe; maif
il me paraît bien hardi . tome
t 11 me parait , Dieu
d'<i pli «. Où en serait le genre humain s'il fallait étudier la uynami-
que et l'astronomie pour connaître l'Etre suprême? Celui qui nous a créés tous doit être manifesté à tous; et les preuves tes plus communes sont les meilleures, par la raison qu'elles Boni h-, [«lus communes; il ne faul que l,rs y,,lx H point d'algèbre pour voir le jour. Correêp. gén., tome iv, page 463).
t Mille principes se dérobent à nos recherches, parce que tous les secrets du Créateur oe sont pas faits pour nous. (>n a tmamm que la nature agit toujours par le chemin le plus court, qu elle emploie le moins de force et la pins grande économie possible ■ mais que répondraient les partisans ae cette opinion à ceux qui leur feraient voir que nos bras exercent une force de près de cinquante livres pour lever un poids d'une seule livre; que le cœur en exerce une immense pour exprimer une goutte de sa nu qu'une carpe fait des milliers d'œufs pour produire une ou deux carpes; qu'un chêne donne un nombre innombrable de glands, qui souvent ne font pas naître un seul chêne? Je crois toujours, comme je vous le mandais il y a longtemps, qu il y a plus de profusion que d'économie dans la nature. (Tome iv, page 463).
Note 0, page 168.
Comme la philosophie du jour loue précisément le polythéisme d'avoir fait cette séparation, et blâme le christianisme d uni les forces morales aux forces religieuses, je ne croyais pas que cette proposition pût être attaquée. Cependant un hommi de beaucoup d'esprit et de goût, et à qui l'on doit toute déférence, a paru" Jouter de l'assertion. 11 m'a objecté la personnification des êtres moraux, comme la sagesse dans Minerve, etc.
11 me semble, sauf erreur, que les personnifications ne prouvent pas que la morale fût unie à la religion dans le polythéisme. Sans doute, en adorant tous les vices divinises, on adorait aussi les vertus; mais le prêtre enseignait-il la morale dans les temples et chez les pauvres? Son ministère consistait-il à consoler les malheureux par l'espoir d'une autre vie, à inviter le pauvre à la vertu, le riche à la charité? Que s'il y avait quelque morale attachée au culte de la déesse de 7a Justice, de la Sagesse, cette morale n'était-elle pas presque absolument détruite, et suri Mit pour le peuple, par le culte des plus infâmes divinités? Tout ce qu'on pourrait dire, c'est qu'il y avait quelques sentence- gravi es sur le frontispice et sur les murs des temples, et qu'en g le prêtre et le législateur recommandaient au peuple la • ; dès «lieux. Mais cela ne suffit pas pour prouver que la prof de la morale fût essentiellement liée au polythéisme, quand tout démontre au contraire qu'elle en était séparée.
Les moralités qu'on trouve dans Homère sont presque toujours indépendantes «le l'action céleste; c'est une simple réflexion que le poète l'ait sur l'événement qu'il raconte, ou : qu'il décrit. S'il personnifie tes remords, la colère livine, etc., s'il peint le coupable au Tartare et le juste au* Champs-Elj ce sont sans doute de belles fictions, mais qui ne constituent pas un code moral i ttaché au polythéisme comme l'Evangile l'esl a la religion chrétienne Otez rEvangile à Jésus-Christ, el le christianisme n'existe plus: enlevez aux anciens l'allégorie <je Minerve, de Thémia, de Némésis, et le polythéisme existe