‹ Le génie du christianisme (volume 3)Chapitre 294 sur 307 · IMITATION DE VOLTAIRE · texte numérisé non relu

IMITATION DE VOLTAIRE

« Toi sur qm mon tyran prodigue ses bienfaits, Soleil, astre de It u, jour heureux que je hais, Jour qui fais mon supplice, et dont mes yeux s'éto- ient ; Toi qui semblés le dieu des cieux qui t'environnent, ut qui tout éclat disparaît et s'enfuit. Lis pâlir le front des* astres de la nuit;

-v du Très-Haut qui récria ta carrière, Hélas! j'eusse autrefois éclipsé ta lumière! Sur la voûte des ciéux élevé plus que toi, Le trône où tu t'assieds s'abaissait devant moi ; .!•• suis tombé : l'orgueil m': plongé dans l'abîme. Hélas ! je fus ingrat, c'est là mon plus ,urrand crime.

i me révoltel contre mon Créateur:

C'est peu de ma créer, il fut mon bienfaiteur. 11 m'aimait : j'ai forcé sa justice éternelle D'appesanti* son bras sur ma tète rebelle ; .ti' l'ai rendu barbare • itê ;

li punit a jamai . et je l'ai mérité. .Mais si le repentir pouvait obtenir grâi Non, rien ne fléchira ma haine »*t mon audi

as doute il vaut mieux

il '.ner dans Ma I m- les cieux ».

Note T, page ï.< Dante a répandu quelques beaux traits dans Bon i'urgamaifl son imaginai ide dans les tourments de

/•. ii a plus la iiiriin quand il faut peindre des

quelque* joiea. Cependanl «-«'ttc aurore qu'il ai; sortir du Tartare, cette lumière qu'il voit passer rapi dément sur la mer, ont du A la irai.!

1),.| . ! zailiro

coglie> i !.• ■ petto

DèU' aer pnro

Agli occhi raiei ricominciô diletto Tosto ch' io usci' fuor dell' aura morta Clic in' avea contristati gli occhi e '1 petto.

Lo bel pianeta ch' ad amar conforta

Faceva tutto rider I' oriente,

Velando i pesci ch' erano in sua scorta.

io mi volsi a man destra e posi mente AU' altro polo, e vidi quattro stelle Non viste mai fuor ch alla prima gente.

Goder pareva 1 ciel di lor llammelle.

0 settentrional vedovo sito,

Poi che privato se' di mirar quelle !

Com' io de loro sguardo fui partito, Un poco me volgendo ail' altro polo Là onde '1 Carro già era sparito ;

Vidi presso di me un veglio solo Degno di tanta reverenza in vista, Che più non dee a padre alcun llgliuolo.

Lunga la barba e di pel bianco mista Portava a' suoi capegli simigliante De' quai cadeva al petto doppia lista.

Li raggi délie quattro luci santé

Fregiavan si la sua faccia di lume

Ch' io '1 vedea corne '1 sol fosse davante.

Venimmo poi in sul lito diserto Che mai non vide navicar sue acque Uom che di ritornar sia poscia sperto.

Gia era il sole ail' orizzonte giunto Lo cui meridian cerchio <overchia Gerusalem col suo più alto punto ;

E la notte, ch' opposita a lui cerchia

Uscia di Gancr<> fuor con le bilance

Che le caggion di man quando soverchia-,

Si che le bianche e le vermiglie guance, Là, dov' io era, délia bella Aurora Per troppa etade divenivan rance,

Noi eravam lunghesso '1 mare ancora, Come gente che pensa a suo cammino, Che va col cuore e col corpo dimora:

Ed ecco, quai su 'I presso del mattino Per li grossi vapor Marte rosseggia Giù ne! ponente sopra '1 suol marino,

Cotai m' apparve, s' io ancor lo veggia,

Un lume per lo mar venir si ratto

Che '1 muover suo nessun volar pareggia ;

Dal quai com 'io un poco ebbi ritratto L' occhio per dimandar lo duca mio, Rividil piu lucente e maggior fatto.

Ptnyatorio di Dante, canto i e n.

ET ECLAiftC EMENTS

'Note rJ, page 207.

Fragment du sermon de Bossue t sur le bonheur du ciel.

Si l'apôtre saint Paul a dit* que les Ûdèl is sont un spectacle au monde, aux anges et aux hommes, nous pouvons e ajouter qu'ils sont un spectacle à Dieu même. Nous apprenons dé fcfoïse que ce grand et sage architecte, diligent contemplateur de son propre ouvrage, à mesure qu'il bâtissait édifice du monde, en admirait toutes les parties3: Vidit lucem quod esset bona : a Dieu vit que la lumière était bonne ►: qu'en ayant composi ut, parce qu'en effet la beauté de l'ar-

chitecture parait dans le tout, et dans l'assemblage plus encore que dans les parties détach s, il avait encore enchéri et l'avait trouvé parfaitement beau'. Et ■ bona: et enfin, qu'il

s'était contenté lui-même i rant dans ses créatures les

traits de sa sagesse et l'efl Mais comme le

juste et l'homme de bien est le miracle d d'oeuvre de sa main puissante, il est aussi le spectacle I< agréable à ses yeux1 Oenii Domini super justos : «Les yeux de Dieu, dit le saint psalmlste, sont attachés sur les justes », non seulement parce qu'il veille sur eux pour les pr< >1 encore parce qu'il aime à les regarder du plus haut des deux comme le plus cher objet d plaisances5. « N'avez-vous

point vu, dit-il, mon serviteur Job, eOmffli oil et juste,

et craignant Dieu : comme il évite le mal avec soin, et n'a point son semblable sur la terre

Que le soldat est heureux qui combat ainsi sous les yeux de BOB -apitainê e* de son roi, à qui *a valeur invincil un si beau spectacle ! Que si les justes sont le sp Dieu,

il veut aussi à son tour être leur m» ctacle : i omi i il se plaît à ies voir, il veut aussi qu'ils le voient: il les ravit parla claire vue de boo éternelle brauté. et leur montre .'• rt sa vérité

même dans une tanière si pure qu'elle dissipe toutes les bres et tous les nuages.

liais, mes Frères, ce a est pesé bb A d publie] ces men pendant que le Saint-Esprit ne si vivement la joie

triomphante di I Jérusalem par la bouche du prophète

[gaie. 4 .1' créerai, dit le Seigneur, un nom une nou-

velle t» rre, • I toutes ront oubli* ; -vien-

dront jamais : mais vous vous réiouirez, dans la job; durant toute l'éternité* dans les choses que j pourvoir.- bonheur: c qu ! Jérusalem sera toute trans-

ie, et que son peuple sera dans le ravissement :

\. i Cor., iv, 6.

I I H*, xxxm, 15.

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