PREMIERE PARTIE
principes, et les institutions les plus sages ont trouvé des d tracteurs. On s'est élevé dans ces derniers temps contre Le vœu de célibat attaché au sacrement d'Ordre. Les uns, cherchant partout des armes contre la religion, en ont cru trouver dans la religion même : ils ont fait valoir l'ancienne discipline de FEglise, qui, selon eux, permettait le mariage du prêtre ; les autres se sont contentés de faire de la chasteté chrétienne l'objet de leurs railleries. Répondons d'abord rieux et aux objections morales.
il est certain d'abord que le septième canon du second concile de latran, l'an 4139, fixe sans retour le célibat du clergé catholique à une époque plus reculée : on peut citer quelques dispositions du concile de Latran1, en 1123; de ïribur2, en 89o; de Troli3, en 909; de Tolède4, en 633, et Icédoine5, en 451. Baronius prouve que le ve ii était général parmi le clergé dès le sixième siècle6. Un canon du premier concile de Tours excommunie tout prêtre, diacre ou sous-diacre qui aurait conservé sa femme après avoir reçu les ordres : Si inventus fuerit presbyter cum sua presbytera, aut diaconus cum sua diaconissa, aut ;conus cum sua subdiaconissa, annum integrum excommunicatus habeatur1. Dès le temps de saint Paul, la virginité était regardée comme l'état le plus parfait pour un ien.
Mais, en admettant un moment que le mariage des prêtres eût été toléré dans la primitive Eglise, ce qui ne peut se soutenir ni historiquement ni canoniquement, il ne s'ensuivrait pas qu'il dût être permis à présent aux ecclésiastiques. Les mœurs modernes s'opposent à cette innovation, qui détruirait d'ailleurs de fond en comble la discipline de l'Eglise.
Dans les anciens jours de la religion, jours de combats et de s, les chrétiens, peu nombreux et remplis
rtu, vivaient fraternellement ensemble, goûtaient les s joies, partageaient les mêmes tribulations à la table du Seigneur. Le pasteur aurait donc pu, à la rigueur, avoir une famille au milieu de cette société sainte, qui était déjà sa famille ; il n'aurait point été détourné par ses propres