CHUTE DE L'HOMME; LE SERPENT; UN MOT HEBREU
On est saisi d'admiration a cette autre vérité marquée dans les Ecritures : Uhomme mourant pour s'être empoisonné avec le fruit dévie; l'homme perdu pour avoir goûté au fruit de science, pour avoir su trop connaître et le bien et le mal, pour avoir cessé d'être semblable à l'enfant de l'Evangile. Qu'on suppose toute autre défense de Dieu, relative à un penchant quelconque de l'âme : que deviennent la sagesse et la profondeur de l'ordre du Très-Haut? Ce n'est plus qu'un caprice indigne de la Divinité, et aucune moralité ne résulte de la désobéissance d'Adam. Toute l'histoire du monde, au contraire, découle de la loi imposée à notre premier père. Dieu a mis la science à sa portée : il ne pouvait la lui refuser, puisque l'homme était né intelli gent et libre ; mais il lui prédit que, s'il veut trop savoir, la connaissance des choses sera sa mort et celle de sa postérité.
1. Les Mémoires de la Société de Calcutta confirment les vérités de la Genèse. Ils nous montrent la mythologie partagée en trois branches, dont l'une s'étendait aux Lndes, l'autre en Grèce, et la troisième chez les sauvages de l'Amérique septentrionale : enfin cette mvthologie venant se rattacher à une plus ancienne tradition, qui est 'celle même de Moïse. Les voyageurs modernes aux Indes trouvent partout des traces des faits rapportés dans l'Ecriture : après en avoir longtemps contesté l'autiieuticité, on est obligé de la reconnaître.