‹ Le génie du christianisme (volume 4)Chapitre 149 sur 259 · VIE ET MŒURS DES CHEVALIERS · texte numérisé non relu

VIE ET MŒURS DES CHEVALIERS

Les sujets qui parlent le plus à l'imagination ne sont pas les plus faciles à peindre, soit qu'ils aient dans leur ensemble un certain vague plus charmant que les descriptions qu'on en peut faire, soit que l'esprit du lecteur aille toujours au delà de vos tableaux. Le seul mot de chevalerie, le seul nom d'un illustre chevalier, est proprement une merveille, que les détails les plus intéressants ne peuvent surpasser ; tout est là-dedans, depuis les fables de l'Arioste jusqu'aux exploits des véritables paladins, depuis les palais d'Alcine et d'Armide jusqu'aux tourelles de Cœuvre et d'Anet.

U n'est guère possible de parler, même historiquement, de la chevalerie, sans avoir recours aux troubadours qui l'ont chantée, comme on s'appuie de l'autorité d'Homère en ce qui concerne les anciens héros : c'est ce que les critiques les plus sévères ont reconnu. Mais alors on a l'air de ne

). Voijez la note JEe, à la fin du volume.

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