‹ Le génie du christianisme (volume 4)Chapitre 213 sur 259 · Dont on a retenu ce vers sur le dernier soupir du Christ · texte numérisé non relu

Dont on a retenu ce vers sur le dernier soupir du Christ

Supremamque auram, ponens caput, expiravit.

$acrées ; Rollin, dans son chapitre de V Eloquence de V Ecriture ; Lowth, dans son excellent livre de sacra Poesi Hehrseorum; tous se sont complu à faire admirer la grâce et la magnificence de la religion. Quel besoin d'ailleurs y a-t-il d'appuyer de tant d'exemples ce que le seul bon sens suffit pour enseigner? Dès lors que l'on a voulu rendre la religion ridicule, il est tout simple de montrer qu'elle est belle. Hé quoi ! Dieu lui-même nous aurait fait annoncer son Eglise par des poètes inspirés ; il se serait servi pour nous peindre les grâces de VEpouse des plus beaux accords de la harpe du roi-prophète : et nous, nous ne pourrions dire les charmes de celle qui vient du Libcm^, qui regarde des montagnes de Sanir et d'Hermon^^ qui se montra comme l'aurore^, qui est belle comme la lune, et dont la taille est semblable à un palmier^. La Jérusalem nouvelle que saint Jean vit s'élever du désert était toute brillante de clarté.

Peuples de la terre, chantezi Jérusalem renaît plus charmante et plus belle M

Oui, chantons-la sans crainte, cette religion sublime ; défendons-la contre la dérision, faisons valoir toutes ses beautés, comme au temps de Julien, et, puisque des siècles semblables ont ramené à nos autels des insultes pareilles, employons contre les modernes sophistes le même genre d'apologie que les Grégoire et les Apollinaire employaient contre les Maxime et les Libanius.

Page 1