Epist. ad Mag., loc. cit
Voici le texte :
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zr,-j ra^iv. 'Y.7tpoi:/ixy.-:zJ'JV.T0 ok xt' roi: Ms-^cf.vSpcu Spoi/xa^tu sixK^fûyvj; x'jiuoièiy.Ç xcù ryjv Ej^trtOSV zpcf.yu^ivyy xv.l zr,v TliwOKpoif J.i/py.v èfj.t^ur,- 7X70. Et ailleurs : "A-jSp-^ zs r.v.pk toj; re'rsv; zai sv ipyou, xyÀ yyjyjx-; TM.py. Toù^ <Ç5jç rà aùroS y.£>/; i'^a/iov. iSoZ., lîb. V, C. XVIII.
p. 506 ; lib. vi, c. xxv, p. 545, ex editione Valesii. Paris., an, 1186. Voy. aussi Fleury, Hist. eccL, t. iv, liv. xv, p. 12. Paris, 1724 ; et Tille.mont, Mémoires eccl., tom. vu, art. 6, p. 12 ; et art. 17, p, 634. Paris, 1706). Un laïque nommé Origène publia de son côte quelques traités en faveur de la religion, et saint Amphiloque écrivit en vers à Séleucus pour l'engager à étudier à la fois les belles-lettres et les mystères de la religion. (Salnt-Basil., ép, 884, pag. 377 ; Saint Joax. Damasc, pag. 190.)
Note Nn, page 248.
Fleury, Hist. eccL, tome iv, liv. xix, page 557. La philosophie a été scandalisée de la manière philosophique, morale, et même poétique, dont l'auteur a parlé des mystères sans faire attention que beaucoup de Pères de l'Eglise en ont eux-mêmes parlé ainsi, et qu'il n'a fait que répéter les raisonnements de ces grands hommes. Origène avait écrit neuf livres de Stromates, où ïl confirmait, dit saint Jérôme, tous les dogmes de notre religion par l'autorité de Platon, d'Aristote, de Numénius et de Cornutus {epist. ad Mag.\. Saint Grégoire de Nysse mêle la philosoph e à la théologie, et se sert des raisons des philosophes dans l'explication des mystères ; il suit Platon et Aristote pour les principes, et Origène pour l'allégorie. Qu'auraient donc dit les critiques, si l'auteur avait fait, comme saint Grégoire de Nazianze, des espèces de stances sur la grâce, le libre arbitre, l'invocation des Saints, la Trinité, le Saint-Esprit, la présence réelle, etc. ? Le poème soixante-dixième, composé en vers hexamètres, et intitulé : Les secrets de saint Grégoire, contient, dans huit chapitres, tout ce que la théologie a de plus sublime et de plus important. Saint Grégoire a chanté jusqu'à la primauté de l'Eglise de Rome :
ToJzoiv Si TZt'çi^, ir, fj.h r,-j èx TZ/u'ovoç^ Ky.'i uOv It' è-h eïiSpoy.oç, t/;v é'ynipy.v Ylôrrrr/y àiou7y. rû 7rtizr)pir^ /oyw, K.y9ùi ot'xy.iov Tr,v TîpdîSpo-J T«5v o/wv, "0//;v !r£o5J7Kv tï;v 0£OJ Tva;pwv£'av.
Fides vetustse recta erat jam antiguitus, Et recta perstat nunc item, nexu pic, Quodcunque labens sol videt, devinciens : Ut universi praesidem raundi decet, .
Totam coiit quse Numinis concordiam.
« De toute antiquité la foi de Rome a été droite, et elle persiste dans cette droiture, cette Rome qui lie par la parole du
salut (tw (Turripioi ^ôyw, saluturi i^erbo, et non pas nexu pio), tout ce qu'éclaire le soleil couchant, comme il convenait à cette Eglise, qui occupe le premier rang entre les Eglises du monde, et qui révère la parfaite union qui subsiste en Dieu ». Voilà, certes, des sujets assez sérieux mis en vers par un évêque. L'auteur du Génie du Christianisme n'a parlé que des beaux eiïets de la religion employée dans la poésie : saint Grégoire de Nazianze va bien plus loin, car il ose faire de *'véritables allégories sur des sujets pieux. Rollin nous donne aussi le précis d'un poème de ce Père : « Un songe qu'eut saint Grégoire dans sa plus tendre jeunesse, et dont il nous a laissé en vers une élégante description, contribua beaucoup à lui inspirer de tels sentiments (des sentiments d'innocence. Pendant qu'il dormait, il crut voir deux vierges de même âge et d'une égale beauté, vêtues d'une manière modeste, et sans aucune de ces parures que recherchent les personnes du siècle. Elles avaient les yeux baissés en terre, et le visage couvert d'un voile, qui n'empêchait pas qu'on entrevît la rougeur que répandait sur leurs joues une pudeur virginale Leur vue, ajoute le saint, me remplit de joie : car elles me paraissaient avoir quelque chose au-dessus de l'humain. Elles, de leur côté, m'embrassèrent et me caressèrent comme un enfant qu'elles aimaient tendrement : et quand je leur demandai qui elles étaient, elles me dirent, l'une qu'elle était la pureté, el l'autre la continence, toutes deux les compagnes de Jésus-Christ, et les amies de ceux qui renoncent au mariage, pour mener une vie céleste; elles m'exhortaient dunir mon cœur et mon esprit au leur, afin que, m'ayant rempli de l'éclat de la virginité, elles pussent se présenter devant la lumière de la Trinité immortelle Après ces paroles, elles s'envolèrent au ciel, et mes yeux les suivirent le plus loin qu'ils parent » {Traité des Etudes, tome iv, page 674'. A l'exemple de ce grand saint, Fénelon lui-même, dans son Education des Filles, a fait des descriptions charmantes des sacrements II veut que pour instruire les enfants, on choisisse dans les histoires (de la religion) « tout ce qui en donne les images les plus riantes et les plus magnifiques, parce qu'il faut employer tout pour faire en sorte que les enfants trouvent la religion belle, aimable et auguste : au lieu qu'ils se la représentent d'ordinaire comme .quelque chose de triste et de languissant ». Tant d'exemples, îant d'autorités fameuses, ont-ils été ignorés des critiques ?
Note Oo, page 248.
On sait que SannaZâr a fait dans ce poème un mélange ridicule de la fable et de la religion. Cependant il fut honore pour ce poème de deux brefs des papes Léon X et Clément VII ; ce qui prouve que l'Eglise a été dans tous les temps plus indulgente que la philosophie moderne, et que la chanté chrétienne aime mieux juger un ouvrage par le bien que par le mal qui s'y trouve. La traduction de Theagène et Chariclée valut à Amyot ]'abl3aye de Bellozanne.
Note Pp, page 254.
They are extremely fond ofgrapes, and will climb to the top of Ihe highest trees in quest of them. Carver's travels through
tke inlerior parts ofnorih. America, p. 443, thirdedit., London,
The bear in America is considered notas a fierce, carnivorous, tut as an useful animal ; et feeds in Florida upon grapes. John Burlram, description of east FLor. Third édition, London, 1760.
M II aime surtout i Tours) le raisin; et comme toutes les forêts sont remplies de vignes qui s'élèvent jusqu'à la cime des plus hauts arbres, il ne fait aucune difficulté d'y grimper ». Charlevoix, Voyage dans l'Amérique septentrionale, tome iv, lettre 44, page 175, édit. Paris, 1744. Imley dit en propres termes que les ours s'enivrent de raisin (Intoxicated with grapes), et qu'on profite de cette circonstance pour les prendre à la chasse. C'est d'ailleurs un fait connu de toute l'Amérique.
Quand on trouve dans un auteur une circonstance extraordinaire qui ne fait pas beauté en elle-même, et qui ne sert qu'à donner la ressemblance au tableau, si cet auteur a dailleurs montré quelque sens commun, il serait naturel de supposer qu'il n'a pas inventé cette circonstance, et qu'il ne fait que rapporter une chose réelle, bien qu'elle soit peu connue. Rien n'empêche qu'on ne trouve Atala une méchante production ; mais du moins la nature américaine y est peinte avec la plus scrupuleuse exactitude. C'est une justice que lui rendent tous les voyageurs qui ont visité la Louisiane et les Florides. Je connais deux traductions anglaises d' Atala; elles sont parvenues toutes deux en Amérique ; les papiers publics ont annoncé en outre une troisième traduction, publiée à Philadelphie avec succès. Si les tableaux de cette histoire eussent manqué de vérité, auraient-ils réussi chez un peuple qui pouvait dire à chaque pas : Ce ne sont pas là nos fleuves, nos montagnes, nos forêts. Atala €St retournée au désert, et il semble que sa patrie l'a reconnue pour véritable enfant de la solitude.
TABLE DES iMATlERES