HIÉRARCHIE
Le Christ, ayant laissé ses enseignements à ses disciples, monta sur le Tabor et disparut. Dès ce moment, l'Eglise subsiste dans les apôtres : elle s'établit à la fois chez les
Juifs et chez les Gentils. Saint Pierre, dans une seule prédication, convertit cinq mille hommes à Jérusalem, et saint Paul reçoit sa mission pour les nations infidèles. Bientôt le prince des apôtres jette dans la capitale de l'Empire romain les fondements de la puissance ecclésiastique*. Les premiers Césars régnaient encore, et déjà circulait au pied de leur trône, dans la foule, le prêtre inconnu qui devait les remplacer au Capitole. La hiérarchie commence ; Lin succède à Pierre, Clément à Lin : cette chaîne de pontifes, héritiers de l'autorité apostolique, ne s'interrompt plus pendant dix-huit siècles, et nous unit à Jésus-Christ^.
Avec la dignité épiscopale, on voit s'établir dès le principe les deux autres grandes divisions de la hiérarchie, le sacerdoce et le diaconat. Saint Ignace exhorte les Magnésiens à agir en unité avec leur éoêque qui tient la place de Jésus-Christ, leurs vrêtres qui représentent les apôtres, et leurs. ^ diacres qui sont cf zrgés du soin des autels^. Pie, Clément" d'Alexandrie, Origène et Terlullien confirment ces degrés^. Quoiqu'il ne soit fait mention, pour la première fois, des métropolitains ou des archevêques, qu'au concile de Nicée, néanmoins ce concile parle de cette dignité comme d'un degré hiérarchique établi depuis longtemps -^ Saint Athanase^ et saint Augustin' citent des métropolitains existants avant la date de cette assemblée. Dès le second siècle, Lyon est qualifié, dans les actes civils, de ville métropolitaine, et saint Irenée, qui en était évêque, gouvernait toute VEglise {■nvpoyjov) gallicane ^.
Quelques auteurs ont pensé que les archevêques même sont d'institution apostolique^; en effet, Eusèbe et saint Chrysostome disent que Tite, évêque, avait la surintendance des évêques de Crète ^^.