‹ Le génie du peupleChapitre 28 sur 45 · LA FARCE DUN GENTILHOMME I7I · texte numérisé non relu

LA FARCE DUN GENTILHOMME I7I

NAUDET

Je ne saurais ! Quelle raison ?

Eh ! je le fais bien à Lison

Tous les jours, cinq, six ou sept fois.

LA DAMOYSELLE

Tu as menti ; point ne te crois.

Tu es trop sot pour tel ouvrage.

NAUDET

Le plus sot y est le plus sage.

Pour voir, mettez-moi en besogne !

Or, dites que je vous empoigne, Ainsi que Monsieur fait ma femme ; Et je vous jure, sur mon âme, Qiie de rien ne vous tricherai !

LA DAMOYSELLE

Empoigne-moi donc ! Je verrai Ta vaillance et tes beaux combats.

N AUDE T

Il met ainsi sa robe à bas.

Il prend Lison de cette sorte, Et dans l'autre chambre l'emporte Sur la couchette, et ferme l'huis...

Naudet ayant fort proprement emporté la Damoyselle, la scène change; nous voyons reparaître le Gentilhomme avec Lison. Le noble amant cherche sa robe, ne la trouve pas; et le voilà forcé de partir en simple pourpoint.

La scène change de nouveau. Le Vilain revient, les yeux brillants; il dit à la belle dame qu'il ramène :

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