A. Bazin, Notes historiques sur la vie de Molière, p
celets, colliers, pendants d'oreilles en perles fines, chaînes d'or, deux montres, l'une en or émaillé, l'autre en argent ciselé, quatorze bagues ornées de diamants, d'émeraudes et d'opales. A son chapelet de nacre pendait un petit Saint-Esprit orné d'un diamant. Le signet qui servait à marquer les pages de son livre d'heures était garni de perles fines.
Le père de madame Poquelin, Louis de Cressé, avait dans la .grande rue de Saint-Ouen une belle maison de campagne, avec cour, étables et jardin. Jean Poquelin et sa femme y allaient passer le dimanche, dans la belle saison. Et ils y emmenaient les enfants. Ils y avaient tout ce qu'il leur fallait, même une paire de verges à corriger les petits garçons et les petites filles*.
Marie -Cressé mourut au mois de mai de l'an 1632, en sa trente-deuxième année, laissant après elle en ce monde quatre enfants, trois fils et une fille, dont l'aîné, Molière, avait à peine onze ans. Un an après, en mai 1633, Jean Poquelin épousait en secondes noces Catherine, fille d'Eustache Fleurette, marchand et bourgeois de Paris. Catherine fut-elle Elmire ou Béline? On ne peut le dire. Mais elle passa vite. Elle donna deux filles à son mari : Catherine