‹ Le génie latinChapitre 18 sur 59 · Eud. Soulié, Recherches sur Molière, p · texte numérisé non relu

Eud. Soulié, Recherches sur Molière, p

en 1634 et Marguerite en 1636, et mourut en couches le 12 novembre 1636. Sur la jeunesse de Molière on sait peu de chose avec certitude. Ayant appris à lire et à écrire, il fut mis dans la boutique, et il y était employé en attendant qu'il fut d'âge à succéder à son père dans la charge de tapissier et de valet de chambre du roi, dont la survivance lui était assurée. Son grand-père maternel, Louis de Cressé, était, dit-on, amateur de théâtre. Il n'y avait rien d'extraordinaire à cela. « Tout ce que la rue Saint-Denis a de marchands, dit Boursault,... se rendent régulièrement à l'hôtel de Bourgogne pour avoir la première vue de tous les ouvrages qu'on y représente ^ » Un des personnages de la comédie de Zélinde tient ce propos : « La plupart des marchands de la rue Saint-Denis aiment tous la comédie, et nous sommes quarante ou cinquante qui allons ordinairement aux premières représentations de toutes les pièces. » La rue Saint-Denis est une façon de parler pour désigner tout ce quartier du commerce où se trouvaient les boutiques des Poquelin et des Cressé. En 1636, la boutique et le logis de Jean Poquelin étaient au coin de la rue Saint-Honoré et de la rue des Vieilles-Etuves, dans la maison où pendait pour enseigne le Pavillon des Singes.

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