Mesnard, Notice, p
2. H. Chardon, M. de Modène, ses deux femmes et Madeleine Béjart, p. 123-127.
louèrent le jeu de paume des Métayers, près de la porte de Nesle^ Encore fallait-il transformer le jeu de paume en salle de spectacle. En attendant que les travaux fussent terminés, la troupe alla- jouer à Rouen pendant la foire du pardon de saint Romain.
LlUustre-Théâtre, où l'on jouait la tragédie plus souvent que la comédie, n'attira guère de spectateurs à la porte de Nesle. Les sociétaires, attribuant leur mauvais succès à la situation de leur salle trop éloignée des quartiers bourgeois, en louèrent une autre, mieux avoisinée, sur le port Saint-Paul, à l'enseigne de la Croix-Noire. La malchance les y suivit. Dans le théâtre vide, les tréteaux s'affaissaient sous les dettes. Molière, qui répondait de tout en qualité de directeur, fut poursuivi en payement d'une somme de cent quarante-deux livres, somme d'ailleurs contestée. Toutefois, faute de la payer, Molière, à la requête du maître chandelier Fausser, fut mis dans la prison du Ghâtelet, mais il ne tarda pas à en sortir, grâce à la caution du sieur Léonard Aubry, payeur du roi ^.
Les infortunés débris de l'Illustre-Théâtre s'allèrent fondre dans la troupe qu'à cette heure