‹ Le genre PolygordiusChapitre 11 sur 58 · V. Hypoderme · texte numérisé non relu

V. Hypoderme

lui reconnait une zone superficielle claire et une zone profonde plus foncée (pl. 7, fi

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Ces couches sont fortement granuleuses. Les granulations sont de taille et de forme très variables; leurs contours sont très réfringents (pl. 7, fig. 2. — Une certaine quantité de ces corpuscules sont colorés en orange ou en rouge-brique chez le P. neapolitanus et chez le P. appendiculatus (pl. T, fig. 12, e) (pl. 3, fig. 3, e). — Scaneiner (PS) n’a pas reconnu la nature cellulaire de l'épiderme chez le P. lacteus. ME Ixrosæ (P12) décrit l'hypoderme du P. apogon comme formé d’un lit épais de cellules granuleuses. PERRIER (P13) a vu de belles cellules polyédriques nucléées, mêlées à des glandes, constituant l’hypoderme de P. Villoti. Grarn pas plus que Rasewsk1 ne se sont arrêtés à la structure de l'hypoderme. J'ai fait une étude histologique très détaillée de cette partie du corps chez le P. neapolitanus. L'hypoderme présente des caractères différents suivant qu'on l’observe chez un jeune sujet ou chez un individu adulte. Si l’on examine un fragment de l'épiderme vu de face d’un jeune Polygordius après traitement par le bichlorure de mercure et le carmin boracique, comme il a été dit plus haut, on ne distingue pas de délimitations entre les cellules, mais on peut reconnaître un grand nombre de petits noyaux ovales ou arrondis, très rapprochés et disséminés dans une masse protoplasmique, finement granuleuse (pl. 7, fig. 3). Si au contraire on examine de face un morceau d'hypoderme provenant d'une des régions latérales du corps chez un individu adulte, après l’action de l'acide osmique 1° et picrocarminate d'ammoniaque, on voit enkystées dans l'épaisseur de la couche cellulaire des masses blanchâtres, multilobées, de forme et de grandeur très variables: ce sont les glandes hypodermiques. A leur surface se trouvent des traïnées protoplasmiques et des noyaux de cellules (pl. 7, fig. 5, gl.) — Une portion de l’épiderme chez un individu arrivé presqu'à maturité sexuelle se présente encore sous un autre aspect. Celui-ci prend l’apparence de certain tissu muqueux. C'est un véritable réticulum protoplasmique contenant des noyaux de cellules (pl. 7, fig. 6). C’est là probablement le premier stade de la dégénérescence de l’hypoderme:; dégénérescence qui est complète quand les produits sexuels sont mürs (pl. 9, fig. 9, 13, 14, 15). —- Alors en lieu et place du tissu cellulaire de l’hypoderme il existe un liquide tenant en suspension des corpuscules réfringents, peut-être les restes des noyaux (pl. 3, fig. de). C’est surtout à l’aide de sections longitudinales et transversales que l’on arrive à connaître exactement la structure de l'hypoderme. Sur une coupe longitudinale convenablement choisie (pl. 7, fig. 3) on constate que l’hypoderme est formé d’un épithélium à une seule rangée de cellules, du moins dans la plus grande partie du corps. Ces cellules sont les unes étroites, allongées, à protoplasme finement granuleux, à noyau ovale ou en forme de biscuit. Elles occupent toute la hauteur de la couche hypodermique. D’autres à sommet effilé mais n'atteignant pas la surface sont intercalées entre celles-ci. D’autres encore, petites, arrondies sont placées à la base et entre les premieres. (Ces dernieres ainsi que toutes celles qui n’arrivent pas jusqu'à la cuticule sont de jeunes cellules. Dans une telle section il y a lieu d’observer encore à côté des cellules épidermiques, les glandes hypodermiques. Il est facile de se convaincre que ce sont des glandes unicellulaires. En effet sur une section de la paroi du

corps suffisamment étendue ou sur une série successive de coupes microscopiques on rencontre

Zool. Station z. Neapel, Fauna und Flora, Golf von Neapel. Polygordius. 9

10 1° Partie. Anatomie, histologie et physiologie.

de ces glandes à tous les états de développement. Ici, une grosse cellule globuleuse située dans la profondeur de l'hypoderme, à protoplasme finement granuleux, à noyau sub-central. Là, une cellule semblable dont le noyau et le protoplasme sont refoulés à la périphérie, dont le centre est hyalin. Plus loin, une cellule beaucoup plus volumineuse, ovale, atteignant presque la surface de l’hypoderme, à noyau et protoplasme pariétal, à contenu clair et transparent. Plus loin une grosse masse pyriforme à sommet effilé dont on peut encore reconnaître la nature cellulaire par la petite portion de protoplasme et le noyau qui occupent le fond; le reste étant rempli par un liquide transparent. Enfin on rencontre de ces corps dont l'extrémité effilée est mise en communication avec l'extérieur par un canalicule qui traverse la membrane cuticulaire (pl. 7, fig. 3). L'intérieur de cette glande est rempli par un liquide se coagulant sous l’action de l'alcool et de beaucoup d’autres réactifs. C’est un mucus particulier secrété par la glande unicellulaire. 11 résulte de ce qui précède que les glandes hypodermiques ne sont autre chose que des cellules de l’épiderme différenciées. J'ai fait de nombreuses dissociations, par les méthodes renseignées plus haut, et j'ai pu isoler les principales formes de cellules épidermiques (pl. 7, fig. Te, P, y, d, &, n, »).

Les éléments constitutifs de l'anneau glandulaire préanal sont aussi une dépendance de l'hypoderme. Si l’on fait une série de sections longitudinales et verticales en cet endroit, chez de jeunes sujets, on voit que cet anneau est constitué par des touffes de glandes unicellulaires. Celles-ci, comme les cellules voisines possèdent de longs noyaux en forme de bätonnets. Elles ont la forme d’une massue dont la partie effilée est occupée par le protoplasme granuleux et le noyau, et dont la portion renflée est remplie par un liquide incolore (pl. 7, fig. 9, agl.). L'aspect de cette portion de l’hypoderme est tout différent chez l'adulte. La nature cellulaire de ces glandes s’obscurcit même complètement. Ces éléments se présentent alors sous la forme de boyaux plus ou moins contournés, terminés en eul-de-sac vers la profondeur et débouchant par un orifice circulaire à la surface de la cuticule. Ces tubes sont remplis de granulations très réfringentes (pl. 7, fig. S a. gl, 0. gl.) tenues en suspension dans une substance demi-liquide et gluante.

SCHNEIDER (PS) a décrit cet anneau — chez le P. lacteus — comme constitué de vingtquatre verrues. Ces tubercules peuvent s'étendre en longueur sans se déchirer. Ce serait des organes de fixation analogues à ceux que présentent certaines Turbellariés. J'ai bien vu le P. neapolitanus adhérer au verre du porte-objet et du couvre-objet comme le dit SCHNEIDER pour le P. lacteus. C’est à cause du mucus qui provient des glandes que cette adhérence peut s'effectuer. Je ne crois pas cependant que ce soit là les vrais organes de fixation des Polygordius.. Ils adhèrent au porte-objet ou au couvre-objet par le mucus gluant qui sort de ces organes. L’extrémité postérieure du corps différenciée autour de l'anus en lobes plus ou moins nombreux, constitue un organe de fixation autrement puissant que l'anneau glandulaire préanal.

L'hypoderme est surtout riche en glandes unicellulaires au niveau des épaissements latéraux et dorsaux (pl. 6, fig. 5). — Elles font presque complètement défaut dans le segment

céphalique. Tandis que l’hypoderme est constitué à proprement parler d'une seule assise de

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