‹ Le Gentilhomme de la montagneChapitre 100 sur 105 · VOIX DAINS LA FOULE · texte numérisé non relu

VOIX DAINS LA FOULE

C'est la mère!...

DON VELASQUEZ, serrant doua F!or dans ses bras.

Oh! bénie sois-tu, ma fille... qui ne l'as pas quittée!

GINESTA, à dona Mercodès. ^

Madame... venez... éloignons-nous d'ici.

DONA FLOR, la suppliant .

Venez, venez, ma mère!

(Od fnlcnl le glas d'une cloche. Tons les personnages reslcnl immi bil s cl comme pélrifics. La pmii' de la prison s'osl ouverte: des ^oldats on sortent, qui font reculer et ranger la fouie en lormant la liaie. Dans le ciiemin laissé libre défilent les Alguazil-i, i uis Innl le funèbre corles^e, puis cnlin le Gondamué, soutenu par deux Hommes et tout entier couvert d'un drap noir; derr ère lui vient le Bourreau, puis deux Aides et des Alguazils )

DONA MERCEDES, pouisanl un cri <}ui meurl comme l'ioifTé dns sa poitrine.

Ahî

( Elles'afl'aissc sur elle-même presque évanouie; doua Flov cl Ginesla sont mourantes à ses cùte's )

DON VELASQUEZ

Mon fils!... mon fils!... Ah !...

(Les larmes le suffoquent. Le cortège s'éloigne. Les Sol lats qui formaient la baie se rapprcchent et suivent en fermant la marche- Le Peuple se précipite sur leurs pas.)

DONA FLOR, après un long silence^ reprenmt à demi sei sons.

Ma mère! (p'.cnram.) Je ne puis rien pour lui... rien pour vous!

DONA MERCEDES

Pour lui? Oui... il était là... tout à l'heure... il était... Ma fille... mes enfants... ne me quiltez pas! il me semble que j,e deviens folle... Il était au milieu d'eux... voilé. . ils l'ont emmené, et nous... Mais ils vont le tuer!. . Non... je vais... je

cours... (Aporcevanl don Ruiz qui ei>tre.) Ah! SOU bourrcau!

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