‹ Le Gentilhomme de la montagneChapitre 22 sur 105 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

Les Mêmes, DON FlilRNAND, appa aisam loin à ct...;, par

la (Iroiie.

Holà! mes maîtres, que se passe-t-il donc ici?

(Toul le monde s'ëlo'gnc île don Volasqnoz c[ de dofi.i Flor. (|ui restent isoles, gronpés comme deux slilucs : le poignjrJ d i pcre po>c sur la po.lnue de la iille.)

DON FERNAND, s'ii.clmanl desanl don Vela«f|ufz.

Je ne doute pas de votre courage, senor; mais c'est, il me scmble^ une grande prétention, de croire que vous pouvez vous défendre avec cette aiguille contre vingt hommes armés de poignards, d'épées et d'escopetles.

Si j'avais la prétention de vivre, ce serait, en efl'et, une folie; mais, comme je n'ai que celle de tuer ma fille et de me tuer après elle, cela me paraît non-seulement chose rossible, m;iis encore chose facile.

DON FERNAND

Et pourquoi voulez-vous la tuer et vous tuer après elle?

DON VELASQUEZ

Parce que nous sommes menacés d'outrages auxquels nous préférons la mort.

DON FERNAND

A quel prix mettez-vous votre vie et son honneur?

DON VELASQUEZ

Ma vie à dix mille couronnes; quant à son honneur, il n'a pas de prix.

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