‹ Le Gentilhomme de la montagneChapitre 31 sur 105 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

COMACHO, arrivant essouffle.

Lui-mÔQie, en personne.

TORRIBIO

Et que diable traînes-tu là derrière loi, mon fils?

COMACHO.

Mes enfants, quand j'ai vu la moilié de nos gens couchés sur le caricau et ces damnés soldais escaladant les fenêtres, brisant les portes, et près d'envahir la cuisine, j'ai couru à l'office, de l'office à la cave; j'ai entassé vivres et boissons dans un panier; j'ai pris, chacun par une oreille, ces deux marmitons-là, qui tremblaient comme des caniches au sortir de l'eau; chacun d'euv a empoigné le souper par une anse... (se

croi.^ant les bras.) Et me VOilà... Uioi !...

(Ou l'apiilaudil.)

TORRIBIO

11 est très-gentil, ce petit-là... il ne perd jamais la tète : il trouverait un fromage à la crème dans le sable de la Vieille- Castille.

COMACHO.

Et le capitaine?...

VICENTE

Je l'ai vu au moment où nous avons évacué la maison de notre- ami Calabasas, et sa dernière recommandation a été ; « Ne vous inquiétez pas de moi, je vous rejoindrai!... » Bailleurs, il était avec cette petite sorcière de Ginesta, qui est née dans la montagne et qui en connaît les tours et les délours mieux que je ne connais les coutures de ma poche...

TORRIBIO

Alors, à table!...

COMACHO, criant.

Messieurs Gil et Ferez, arrivez ici!... Ayez l'obhgeance de casser chacun une branche de sapin, de l'allumer, et de nous

L'clairer pendant que nous souperons. Je déteste manger sans y voir.

;La table cslm isc dans un(> espèce (l'enceinle d'arbres au sc'ond plan, à gauche, laissant libre, au premier, le chêne de Mercedes. D.ins cette enceinle, des verres de couleur rou£;c seront disposes de laçm q i>^, (|iian 1 Perez el Gil arrivent avec Ilmm s branches de sapin alluinërs, celle porlimi du iheàlre se teigne de pourpre, afin de faire oppoliou avec la clarlc- de la lune, qui, au moyen d'un rcfloccur, éclairera la scène de don Fcrnand el de Gincs'a.)

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