‹ Le Gentilhomme de la montagneChapitre 53 sur 105 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

GINF.STA.

Iiuliquez-inoi le monastère où je dois faire mes vœuv, sire, et j'y entrerai.

DON CARLOS

Ainsi, vous abandonnez tout... rang social, bonheur avenir, fortune mondaine, pour obtenir la grâce de ce bandit!...

GINLSTA, lombanl à genoux.

Tout, tout, tout... et je ne demande qu'une faveur en échange : c'est de lui porter cette grâce moi-même ! Seulement, sire, ajoutez à celte grâce celle de ses compagnons... Sauvé seul, je le connais, il n'accepterait pas.

D0> CARLOS, a'ihinl à la lable.

C'est bien; vous allez avoir ce que vous désirez, (ii picni dans

son pourpoint une petite clef, ouvre lo coiTrct, y sono rjini'au vl 1." purclioiiiin, e lelVnne, tt remet la cK-f dans sapnche^ piis il r'cril qneI']Ut;s lignes sur nu paich'Miiin, lu signe, y appose son ca.lict, et (lonne ce paiclieinui à Gincsti.) TcueZ,

voici la grâce de don Fernand de Torrilias, remeltez-la-lui vous-même... Mais hâtez-vous, sa retraite ne tardera pas à être découverte.

GIN ESTA, se levant.

Ciel! arriverai-je à temps?

(ELc lait un pas.) DON CARLOS.

A votre retour, nous ai-rèterons d'un commun accord le couvent où vous entrerez.

GIN ESTA

Oui, oui !... Oh! que vous êtes bon, que je vous rends grâces, mon frère I

DON CARLOS, avec calme el dignité'.

Je ne suis plus votre frère.

G INESTA.

Je vous remercie, mon roi. (ll lui donne sa main à baisor. — A

part.) Et maintenant, que Dieu me donne des ailes!

(Elle sort par le fond. — La cour s'est remi>lie de Seignei'rs qui causent entre eux.)

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