‹ Le Gentilhomme de la montagneChapitre 58 sur 105 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

DON VELASQUEZ

C'est vrai ! mais, que voulez-vous ! apic's votre départ, un miracle s'est fait, auquel nous n'avons rien compris, tous tant que nous étions là... Une jeune fille est entrée, a remis au roi une bague et un parchemin... Le roi, avec étonnement, a regardé la bague, lu le parchemin... il a causé un quart d'heure à peu près avec la jeune fille, lui a remis un papier signé de sa main, et elle s'est élancée hors du palais.

DON RUI?

C'est incroyable, en efl'et, comme vous le dites.

DONA MERCEDES, allinl à doo Volasquez,

Mais d'où savez-vous que ce papier est la grâce de don Kern^nd?...

Le roi me l'a dit pendant le diner... Un instant, j'ai eu le désir de lui demander la permission de quitter la tal)le pour venir vous annoncer cette bonne nouvelle... mais l'œil bleu de ce jeune roi est si dur, que je n'ai point osé. Deux heures de bonheur ont été perdues pour votre cœur maternel, madame; mais ces deux heures, à moi aussi, je vous le jure, m'ont paru deux siècles.

DON RUIZ

Merci de cette bonne nouvelle, don Velasquez ! (a ("oiiu Mercedes.) Madame, remerciez donc notre ami.

DON A MERCEDES, à don Velajquez.

Senor, vous venez de rendre au cœur d'une mère la seule joie qu'elle attendît désormais du ciel.

(Don Velasquez fait un mouvement vers elle; elle s'éloigne vivement vers la gauche, sur le devant.)

DON RUIZ, à don Velasquez.

Mon ami, la grâce ne vient pas de vous, mais la nouvelle vient de vous; je vous suis aussi reconnaissant de la nouvelle que de la grâce...

( Parait au fond doo |lamirp.)

DONA MERCEDES, se rctournaut.

Don Ramiro!

DON RUIZ, à don Velasquez.

Silence, devant ce jeune homme!

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