ACTE QUATRIÈME
DON RAMIRO, enveloppant do «on manteau son Ir.j Jroil b'.osse, cl ofTrjrt le gaiicUc à ilon Ruiz.
Scnor, vous plaît-il d'accepter mon bras pour rentrer chez vous?
L ALGUAZIL, qui est près de (iona Moiccdcj.
Senor, voici doua Mercedes qui vient de perdre connaissance...
DON RL'IZ, avec lin rrgard lerriblr.
Doua Merc(;dès!... Ah! oui, doua Mercedes!
DON A MERCED lis, revenant à elle el se levai. l.
Qu'y a-t-il, monseigneur V
DON RUIZ, la saisissant par la main ot la f lisant pisser à gaiielio.
Il y a, madame, il y a que votre fils m'a frappé au visii^e I
DONA MERCEDES, àNoixiasjp.
Oli! calmez-vous, seigneur, et voyez tout ce peuple q;:i nous entoure.
DON RI IZ
Alil qu'il vienne! qu'il approche! car'il vient, car il approche pour me défendre!... (a.i pei-pt..) Venez tous!... Oui, hoir.mcs, regardez-moi... et tremblez d'avoir des fils!... Oui, fe:nmes, regardez-moi... et tremblez de mettre au jour des enfants qui, pour les récompenser de \ingt-ciiiq ans de sucrifiees, de s ins... de douleurs... soufflettent voi maris!... Jai demiadé justice au Maître suprême; je vous demande juïït ce à vùUi!... et, si vous ne me dites pas à l'instant que NOUS vous chargez de la justice paternelle... eh bien... cette justice... j'irai... (it.->noi.taii .) je vais la demander au roi, au roi don Carlos lui-même!... (ou >'.-si cc;.i-;o coT.mc po.ir lui livrrr
[iK-agc. — 1! so trouve .>u présence d'un liomre rnvo'.opi c d'un m.inteiii. La I'.hiIpj qui roconnaît cet ho^imc, murmure : < Le loi! le ruil... * — Dm Rniz^ (1 un air joyfMï.) l.C roi !...
LE ROI
Tu demandes justice?
DON RUIZ
Oui, sire!
LE ROI
Encore! Hier, tu demandais grâce... aujourd'hui... tu demandes justice!... Tu demandes donc toujours?. .
DON RUlZ.
cil ! cette fois, quand le roi m'aura fait justice, je le tiendrai quitte de l'avenir en le remerciant du passé... Sire, écoutez-moi!... Quelle peine mérite un jeune homme qui a donné un soufflet à un vieillard?
/ (Mouvement il'altoiuion.)
LE ROI
Si c'est un roturier, le fouet en place publique, avec un numéro sur mes galères... S'il est noble, il mérite la prison perpétuelle et la dégradation.
DON RUIZ
Et si celui qui a donné le soufflet était le fils?... Si celui qui l'a reçu était le père?...
* LE ROI
Comment dis-tu, vieillard?... Je dois avoir mal entendu... Je croyais qu'en Espagne, au contraire, les fils vengeaient les soufflets donnés à leur père!
DON RUIZ
Du temps du Gid, oui... mais nous ne sommes plus au temps du Gid!... Aujourd'hui, ce sont les fils...
LE ROI
Impossible, vieillard... impossible!
DON RUIZ
Sire, hier, je vous ai demandé la grâce mon fils, meurtrier et voleur!... Sire, aujourd'hui, je vous demande justice contre l'enfant dénaturé qui a levé la main sur son père !
DON A MERCEDES, soutci u.; par 4f iia Fl.-r.
Mon Dieu ! mon Dieu !
LE ROI
Mais savcz-vous bien que c'est la mort de votre fils que vous me demandez là?...