‹ Le Gentilhomme de la montagneChapitre 76 sur 105 · ACTE QIATUIEME · texte numérisé non relu

ACTE QIATUIEME

DON FF:R^A^■D , r.iisanl un pas en avant.

En garde, don Raniiro!

DON nulZ , U' i.-lctiaul.

Ainsi, tu me désobéis?

DON l'EUNAND.

Pensez-vous que je me laisserai ôtei* l'iiouneui* que vous m'avez transmis... couime voire père l'avait rec^'u de ses aïeux?

Plût au ciel que tu eusses gardé une étincelle de celui que je t'avais transmis!... Don Ram'iro, puisque mon fils n'a aucun respect pour les cheveux blancs et les mains tremblantes qui l'implorent, quoique ces mains tremblantes et ces cheveux blancs soient ceux d'un pure, écoutez-moi, et donnez cet exemple à ceux qui nous entourent, qu'un étranger me montre plus d'égards que mou fils!

DON RAMIRO, faisinl un pj3 en avant, cl sahiani don Ruiz en abaissant «on rpce.

Vous avez bien fait d'en appeler à moi, sefior don Ruiz de Torrillas! vous avez bien fait de compter sur moi .. Ea terre est grande... la montagne est solitaire... je rencontrerai mon adversaire dans un autre lieu.

DON FERNAND

C'est déguiser adroitement sa peur.

DON RAMIRO

Moi! j'ai peur?... Ali! don Fernand, tu le veux!...

DON RUIZ, à Fernand.

Insensé! comment! lorsque tu vois qu'un étranger me respecte et m'obéit, tu me désobéis et tu me braves ! (Lcvan-. sa cann.s) Vive Dieu! je ne sais à quoi tient que je ne t'enseigne publiquement ton devoir!

DON FERNAND

Prenez garde, monsieur! votre bâton est levé sur moi!

DON UUIZ.

L'époe au fourreau, malheureux!

DON FEKNAND.

Abaissez d*abord votie cniine, scfior!

DON n L I z.

Obéis d'abord... quand je t'ordonne d'obéir!

DON FF.RNAND.

Sciior! senor! ne tenez pas plus longtemps votre bâton levé... ou, vive Dieu! vous me jetterez dans quelque extrémité! (En (.assaut à .Incite, à ilon lUmiio q.ii s'éloigno.) Oll! Ue VOUS éloignez pas, don Ramiro; je puis l'aire face à la fois à la canne d'un vieillard et à l'épée d'un fat!

DON RUIZ, lui jaisissanl le liras ilroit.

Une dernière fois, m'obéiras-tu, misérable?...

DON FERNAND

Non ! non ! arrière ! arrière ! (ii l'émne d'un r.Mcrs de la main, «t ccurt

aii-di'vaiit fie f'on H.iinno, rn criant :) A lUOi, dou RaUliro! (La main de KcriiaiKÎ a |)oric sur la joiu' de <ion Ruiz, q' i cliytiCflle, cl que plusieurs pcronnos s'cmpnss ni di^ soutenir. Don Fcrnanil cnRa^e le ft-r avec don Ramiro. Il lui prrce le bras droit. Doni Meiccdès paraît, ('perdue 5 dnna Flor, qui la proccdee, la reçoit dans ses bras et l.t fait asseoir sur i:n banc qui so tr.mve prés du la maison. Pendant le combat, don Ru z est passé à y mu ho, avrc les pirsonncs qui l'entourent. — Apres le combat, Fornand s'écrie :) CeS dCUX flcurS SOnt à moi ! (il les ramasse, puis sort- en menaçant de con îyée quiconque voudrait l arrêter,

et c.iant :) PlaCC ! plaCC !

(Mouvement gciicial.)

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