‹ Le Gentilhomme de la montagneChapitre 8 sur 105 · DON I EUX AND · texte numérisé non relu

DON I EUX AND

Je iiicn suis douté tout d'abord, don Alvar. — l'u mol, ce- I endant. . J'ignore ce qui peut avoir changé noire auntié en haine... Trùres hier, ennenn's aujourd'hui!

I) 0 N A I. V A n , liraiit >on opre.

Ennemis, jusienieiit parce que nous sonunes frères; (lères... par ma sa'ui*. — Allons, l'épée à la main, don Fernand!

DON FERNAND

Mon ami, je ne me battrai pas... (mouv. mont d.; .'on AUir.) Je ne me battrai pas avec vous, que je ne saclie pourquoi je me bats.

DON ALVAR, liranl de sa poche un paquet de leHr<s.

Connaissez-vous ces lettres?.,.

DON FERNAND, ouvrant une leltre et jetant les yeux dessus, puis pas aiit à

gTuclir.

Oh! malheur à l'homme assez fou pour conlier au papier les secrets de son cœur et l'honneur d'une femme!

DON ALVAR

Avez-vous reconnu ces lettres?...

DON FERNAND

Je ne puis le nier, elles sont de ma main.

DON ALVAR

Alors, tirez donc votre épée, afin que l'un de nous deux reste mort près de l'honneur mort de ma sœur.

DON FERNA^D.

Je suis fâché que vous vous y soyez pris ainsi, don Alvar, et que vous ayez rendu presque impossible, par votre menace, la proposition que j'allais peut-être vous faire.

DON ALVAR

Oh! lâche !... (Mouvement do don Fernand. — Repienanl.) Oui. làche!

qui, lorsqu'il voit le frère l'épée à la main, propose d'épouser la femme qu'il a déshonorée!

DON FERNAND

Vous savez que je ne suis point un lâche, don Alvar; d'ailleurs, si vous ne le savez pas, au besoin, je vous l'apprendrai... Écoutez-moi donc !

DON ALVAR

L'épce à la main! Où Je fer doit parler, la langue doit se taire.

J'aime votre sœur, don Alvar; votre sœur m'aime; pourquoi ne vous appcllerais-je pas mon frère?

DON ALVAR

Parce que mon père a dit qu'il n'appellerait jamais son iils un homme perdu de vices, de dettes et de débauches.

DON FERNAND

Votre père a dit cela, don Alvar?

DON ALVAR

Oui... et je te le redis après lui ; et, pour la troisième fois, j'ajoute : l'épée à la main, don Fernand!

DON FERNAND, sombre.

Pourquoi donc y a-t-il des hommes qui cherchent obstinément la mort, quand la mort ne demanderait pas mieux que de les fuir?

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