‹ Le Gentilhomme de la montagneChapitre 9 sur 105 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

DON ALVAR

L't'pde à la main! ri'îpée à la main ! ou ce n'est pas de la pointe, c'est du plat que je frapperai !

DON FER N AND

Tu le veux donc?

DON ALVAR, s'avarraiit avec men.'cc.

Don FernandI

DON FERNAND

In pas en ari'ière, monsieur, je suis prêt.

(Ils se balleiit. — Don Alvar lonibc l»les-é.) DON ALVAR.

Hlessé!...

DON FERNAND. fc pn'cipiiaul sur lui.

Seulement blessé,., n'est-ce pas?...

DON ALVAR

Blessé à mort î

DON FERNAND

Dieu mest témoin que c'est vous qui m'avez forcé à ce duel Que puis-je faire pour vous, mon frère?...

DON ALVAR

Rien, car la seule chose dont j'aie besoin, c'est un prêtre î

DON FERNAND, le relevant.

Je connais, à cent pas d'ici, un ermitage de moines pénitents ; levez-vous et appuyez-vous sur mon l^rns. je vous y conduirai-

DON ALVAR

Je ne puis me tenir debout.

( Fl clnncellp.' DON FERNAND.

Avec l'aide de Dieu, je vous porterai, alors I

;il le iiivn'J dans se* l.ras.)

10 l.E GENTILHOMME DE LA MONTAGNE

DON ALVaU.

Inutile, je meurs!... Mais, en reconnaissance de votre bonne Auionté, je demanderai à Dieu, en face de qui je vais me trouver, que vous ne mouriez pas comme moi sans confession!... Adieu, don Feinandîje ne puis vous pardonner le déshonneur de ma sœur, mais je vous pardonne ma mort'... Mon Dieu! avez pitié de moi!

^ (Il meurt.)

DON lERÎSAND.

Mort! je Tai lue, lui, mon meilleur ami!... Il m"a pardonné; mais, moi, je ne me pardonnerai pas.

( Il s'ii-elino sur lui cls.'inglolft. Penilaul colle scène, les Bamlils se sont monln-s vl»s"eiirs fuis, mui" pour se retirer pres(nie aussilôt. lis scmMciil sur le ) o ni dp lairi; irruiilioii, quaiicl six Algii^i's, coiniiiits par nn Aïeule mavor, enlreiil en >ceiic (l cnroiirenl Fernand, qui, absorbe dans sa douleur, no les voit ni ne les entend.)

■ SCÈNE V Les Mêmes, L'ALCADE MAYOR, Les Alguazils.

( Ils arrivenl par la gauche.

l'alcade.

Nous arrivons trop tard, il est mort ! (Touciiaut l'epauie de don F( nind.) Don Fernand de Torrillas, vous êtes notre prisonnier!

Moi?...

Oui, vous!

DON fernand, se relevant.

l'alcade.

don fernand.

C'est bien, messieurs, vous avez ma parole de ne pas fuir. Je renirerai dans la ville derrière vous et me mettrai à la disposition de la justice.

l'alcade.

Ce n'est point derrière nous que vous rentrerez à la ville, c'est avec nous.

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