ANCIENNETE
Le Père Lafitau fait remonter l’histoire du Ginseng jusqu'aux an-
a | ciens grecs, il prétend d'une manière
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LE GiNsExG
ot
plausible, que l'anthropomorphos des grecs, ;acine à forme hninaine, appelée mandrogare par Phythagore et Théophraste, n'est autre chose que notre Ginseng, dont il trouve la description exacte dans les écrits de ces anciens auteurs, les premiers qui aient consigné l'Listoire naturelle des plantes.
Pourquoi le Ginseng a-t:il, pour ainsi dire disparu de chez nous ?
L'explication est des plus sitaples,
ALREGE D'HISTOIRE CANA- DIENNE
Er 157:2, l'éxpioitation du Ginseng battait son plein dans notre Provin-
ce, on en exporta en Chine pour la |
valeur de $100,000.00. L'excitation
était alors intense ; on abandonnait |
la charrue, on négligeait ,a terre pour :
courir le Ginseng : on commençait à l’arracher au premier de mai pour finir à l'apparition des neiges. On arrachait tout, petites et grosses racines, et surtout les petites, qui sont plus faciles à extraire du sol. Avant le 15 de septembre les plantes sont débilitées par 11 formation de la graine. Aussi en 1753 l'exportation tomba à $6,000.00 et l'année suivante, elle était absolue nulle. D'où l'axiome chez les vieux Canadiens lorsque une netreprise ratait, Ca ne durera pas, c’est comme le Ginseng. Parlaiton d'une chose insignifiante, c'était du Ginseng ; le Ginseng a été anéanti.
C'est un fait historique, l'abbé Verreeult, dans sa préface, fait l'histoire de la plante à cette époque : il cite l'historien Garneau, et M. Querdisien Trémais, ce dernier sur l'affirmation de M. Faribeault. Ces deux
| des autres.
auteurs corroborent complètement les faits que je viens de mentionner.