‹ Le ginseng, ou, Guide du chercheur et du cultivateur du ginseng [microforme]Chapitre 17 sur 68 · FRUITS · texte numérisé non relu

FRUITS

‘“ Le pistil de la fleur en s'unissant au calice devient un fruit, prend la figure d'un rein. 11 se voute par son sommet, où le calice de la fleur lui fait une couronne à cinq ravons, au centre de laquelle pa:aît la pointe du pistil; à ses extrémités il s'arrondit en oreillon, et s'applatit par ses côtés où il se distingu : par les lignes épaisses de bas en haut, en manière de côtés de melon: mais à mesure que ce fruit se remplit, ces lignes s'eftacent et paraissent peu sensibles; Ja peau se raffine, devient plus mince, plus délicate, et couvre une pulpe en chair spongieuse un peu jaunâtre, d'où sort un suc vineux et qui est à peu près du goût de la racine et des feuilles. Ce fruit est d'abord d’une couleur vert foncé, il blanchit en anprochant de sa maturité; quand il 2st mûr, il est d'un beau rouge carmin, et il noircit en séchant à mesure qu2 la peau se colle sur les noyaux.’

‘* Quand le fruit est parfait, il re:.ferme deux de ces noyaux séparés en deux cellules, et posés sur le même plan. Il y a de ces fruits qui n'en ont qu'un et semblent un rein coupé par le milieu. J'en ai trouvé un disposé en forme triangulaire et qui avait trois noyaux. Ces noyaux ont

aussi la figure d'un rein, ils sont durs, distingués en côtés de melon comme le fruit; l'amande en est blanche, et d'un goût un peu amer, ainsi que le reste de la plante."

‘ Outre ce bouquet, on remarque souvent un ou deux de ces iruits portés sur des pédicules séparés et attachés au pédicule comme à deux pouces au-dessous de l'ombrelle, Quelques fois il en naît plusieurs qui partent du noeud d'où sortent les branches, J'ai vu une de ces plantes qui me parut plus extraordinaire, elle avait un second bouquet bien formé qu'elle portait sur un second pé ‘icule comniun qui s'élevait à côté du premier.”

ne ets La

lus maigre l'année suivant», du moins est-il certain qu'elles souffrent diverses altérations, selon les saisons.

Au printemps elles sont très spongieuses, le sue n'a point de consistance, J'en ai vu l'expérience dans celles qui ont été cueillies en ce temps-là. Elles ont diminué considérablement, au lieu que cell:e qu'on cueille en automne sont plus fermes, plus solides, et ne &épérissent pas, comme ayant atteint le point de leur maturité.”

LE GINSENG.—QUELQUES DETAILS Comme mon but est d'encourager la culture de cette plante, je crois devoir ajouter quelques détails sur les différents organes.

Page 1