‹ Le glaive sur Rome et ses complices!Chapitre 7 sur 35 · XXXI · texte numérisé non relu

XXXI

Tait que l'égîise admiiiistrative n'a été que chrétienne, elle a eu îiorreur du SAUg: les Apôtres se souvenaient de ces divin3s paroles: " Celui qui FEAiTEiiA du glaive PÉrasA par le " GLAIVE . „ Mais quand la grâce de Jésus-Christ eut conquis la Rome payenne et barbare; quand les divins assassins qui s'appelaient empereurs furent eux-mêmes emportés par d'autres barbares; quand les idoles n'existaient plus que dans les greniers de ceux qui rougissaient de leur présence, la Rome chrétienne rougit ausii de porter le nom de la Divinisé qui l'avait fon iée !

Née dans la crèche de Bethléem, baptisée dans le sang qui jalLissi-iî: du Golgotha, elle répudia sa naissance et son baptême; elle nomma Rome, orgueilleusement, la ville Éternelle, et elle se fit appeler sacrilégement l'église-PvOMAINE !

Doit-on s'étonner alors que la Justice divine en ait détourné la tête! Est-il surprenant qu'elle ait été un sujet de honte et de dégoût à Celui qui avait formellement dit aux héritiers de ses desseins : " Comîiexcez papv Jérusalem ! „

C'est sans aucun doute l'abandon divin qui a fait que l'église SEULEMENT ROMAINE s'est élancée, non vers les saintes hauteurs du Thabor chrétien, mais vers les dernières profoîideurs du crime et de la malédiction! La cruelle s'est réjouie et a solennisé ses parricides ! ( l'Apôtre saint Paul appelle les Juifs nos pères. ) Tant que son appétit farouche a rencontré sur son passage un des enfants d'Abraham elle les a flétris; elle les a souillés et les a dévorés; elle les a mis en pièces; elle s'est glorifiée de ses cyniques inf^mticides ! Dépassant la nature sauvatre des bêtes fauves , elle se faisait gloire de l'immolation de ses enfants qu'elle dévorait jusqu'aux entrailles! L'impie! la sacrilège! elle voulait noyer dans leur sang les vieux restes d'Israël pour venger, disait-elle, ce déicide voilé de l'attestation même du Crucifié par ces paroles: Ils ne savent CE qu'ils FONT. L'iufàme! elle savait que le Christ était le

Verbe fait cîiair; qiven lui commençait une linnianité trempée du sang divin et appelée positivement à une fin divine: par là elle devait savoir qu'autant de fois elle frappait la cliair de l'humanité nouvelle, autant de fois elle frappait, sachant ce qu'elle faisait, la chair de ce Verbe Divin dont le sang avait été le lait sacré, principe de sa première nourriture; elle ne pouvait ignorer que tout chrétien qu'elle flagellait, qu'elle torturait, qu'elle étouffait, qu'elle brûlait, c'était autant de christs criant vengeance contre elle, autant de déicides qui devaient la rendre la honte de l'humanité et l'exécration du Ciel î

Ah! Frères, croyez-le, tous ces martyrs que l'Eglise réelle a toujours pleures, toutes ces victimes qui ont rempli de sanglots son cœur sincèrement maternel, nous les reverrons: ces sanglantes hécatombes sont réservées pour un universel témoignage. La grande et solennelle vision d'Ezéchiel est sur le point de s'accomplir: la plaine bbiekse couveete i.e ces os

OUBLIÉS FEÉ.AIIT DEJA DES PEEMIEES MUIîMUEES DE CETTE VIE NOU-

YELLE qu'ils VONT EECEVOIE ; uuc clialeur qui vient du souffle divin descend et traverse les zones niées par notre inesjjérance; le froid glacial des cadavres se sépare de ces glorieux débris qui commencent à se mouvoir et à se rapprocher; plus qu'une seule parole, et toutes les parties de notre monde vont confondre en un souffle d'amour l'esprit qui souffle dans leur ciel!

Alors un peuple tout formé, une société saintement constituée se lèvera comme un seul homme; elle s'unira à ceux qui l'attendaient , et qui ont appelé contre toutes les oppositions de la fîiusse église l'Esprit Vivificateur qui les a comme créés de nouveau; alors commencera le jugement de la grande prostituée; alors aussi commencera cet âge de grâce, de salut et de bénédiction promis tant de fois par les prophètes, et si magnifiquement décrit dans ce livre que les adorateurs de la bête défendent de lire parce qu'ils ne le comprennent pas et que leur coupable aveuglement ne peut l'appeler que le livee feeiméI

Âh! viens, viens vite, Jour de paix et de délivrance! viens, Rèffne du Seimieur! viens éclairer de ta rafraîchissante lumière cette pauvre humanité toujours trompée, toujours exploitée! viens. Règne de sagesse et de justice! les âmes étouffent dans l'ignorance dont on a fait leur atmosphère; les cœurs se dessèchent, parce que l'on a détourné d'eux la source fécondé du juste et pur amour! Viens! il y a assez longtemps que nous sommes victimes de l'amour d'appropriation; il est temps que notre vie se déploie dans le vivifiant amour du dévoûmenti Viens, Jour du Seigneur! nous nous sentons finir sous la domination de cet amour qui dévore; nous reconnaissons qu'il n'y a qu'un véritable amour, l'amour suprême, l'amour divin, l'amour qui nourrit! Viens, viens, Jour du ciel, viens éclairer nos ténèbres ! nos fronts sont courbés sous la funeste puissance de l'amour séducteur! Rends-nous la Mère divine qui enfanta le Libérateur, car c'est elle seulement qui doit nous réenfanter dans le saint et héroïque amour de la véritable mèx'e!

Venez, saintes délices des ci eux! Celui qui nous a créés né l'a point fait pour jouir de nos maux et de nos souffrances: nos maux sont venus de nous-mêmes; c'est un amour détourné de son juste principe qii nous poi rsuit sans cesse, et qui nous frappe toujours! L'amour qui nous domine n'est qu'un amour de convoitise; il étiole nos âmes; il est l'inaction de notre vie spirituelle! Ah! venez nous apporter ces feux* sacrés qui nous arracheront à nous-mêmes , qui nous feront tout à la vie et au bonheur de nos frères! Venez, venez ardents précurseurs de la véiité divinci! venez embraser la terre de ce feu nouveau qui la doit renouveler tn y affirmant la vie de l'amour divin qui seul est la force, la joie, l'allégresse, le bonheur et la gloire étemelle! Amen.

Frères bien-aimés et bien chers, je me réjouis d'arriver jusqu'à vous, parce que je sais que je vo is apporte la parole du Seigneur qui est esprit et vie, lumière et consolation.

Je me réjouis parce que les quelques années que j'ai passées à i'école divine vous appartiennent, et que je me sens heureux de partager avec vous toutes les suprêmes richesses qu't'lles contiennent. Oli! je vous le promets: je mettrai tout mon bonheur à répandre dans vos cœurs ces clartés souveraines qui nous font pénétrer jusqu'au sein de Dieu, et retrouver dans le tabernacle de sa grâce jusqu'aux noms de notre céleste origine!

En terminant ces premières pages, qui ne sont que la bien humble ouverture de cette voie nouvelle que nous aurons désormais la faveur de suivre, mon âme et mon cœur s'élèvent vers la bonté infinie du Tout-Puissant pour le supplier de vous donner l'intelligent désir de vous tourner vers lui afin d'être, pour tous ceux qui pleurent et qui gémissent, un soulagement véritable et une sincère consolation, comme je désire être moi-même, pour vous et pour tous, une continuelle et fructueuse bénédiction. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amenl

Élie!

Du Carmel, le 27 août 1854.

LE

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