‹ Le globe terrestreChapitre 21 sur 87 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Et'OQUE DE LA FIÎJ DU MONDB $1.

C'est un fait digne d'attention que la croyance des premiers chrétiens à la proximité de la Parusie. L'attente du second avènement excitait une préoccupation d'autant plus vive qu'on le supposait plus imminent. Le mal toujours croissant n'avaitil pas atteint son apogée ? Est-il surprenant que les fidèles, sous l'étreinte d'épreuves s?.ns cesse renaissantes, aient désiré, aient attendu avec anxiété l'heure de la délivrance ? Non, le Maître ne pouvait laisser plus longtemps ses serviteurs aux prises avec ce monde pervers ; il allait venir au secours des siens, briser leurs chaînes et faire sentir à ses ennemis tout le poids de sa colère. Un même cri s'échappait de tous les cœurs : Venez, Seigneur Jésus 1 (i) a Le Seigneur est proche, il vient, Maran Atha (a) », tel était le mot de ralliement des premiers fidèles. Certaines paroles du Sauveur, mal comprises, semblaient justifier l'espoir d'une délivrance immédiate. La fin du monde actuel devrait suivre de près, disaiton, la ruine de Jérusalem, et la génération présente ne passerait pas sans avoir vu l'accomplissement de la promesse. La critique rationaliste prend de là occasion de mettre en suspicion Tautorité des évangiles, la personne même de Jésus- Christ et la vérité de son enseignement. Ou bien, dit-elle, les disciples ont abrité leurs illusions sous le patronage du Maître, ou le Maître lui-même a fait une fâcheuse conces-

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