VI NOTICE
et, d'autre part, le bourgeois Lysimon qui veut absolument que sa file soit comtesse, et qui le veut d'autant mieux que, par l'esprit de contradiction qui est dans son caractère^ il tient à faire pièce à sa femme, laquelle s'est rangée d'un parti contraire. La lutte entre ces deux personnages, — Tufières et Lysimon, — égalcnient persuadés et bouffis de leur importance, donne lieu à des scènes fort piquantes; mais cette lutte est loin de constituer le fond de la pièce à elle seule. En effet, Tufières a un père, il a une saur, et il rougit de leur situation, qui se fr(A|ve momentanément et en apparence inférieure à celle dont il se prévaut; il les évite, il dissimule pour les autres leur existence, car son père est ruiné et sa sœur est servante. Quel coup terrible pour l'orgueil de ce glorieux ! Et l'intrigue de la pièce s'augmente de toutes les précautions menues et secrètes prises par Tuf.ères pour cacher son origine et empêcher son père de compromettre la belle alliance qu'il médite. Mais tout va se découvrir : Lycandre, père de Tufières, apparaît en effet au moment le plus inopportun; le Glorieux, pour ne pas perdre en un seul instant tous les bénéfices qu'il s'est promis de son entreprise, décide son père à ne pas se faire connaître, et il le présente à son futur beau-père comme... son intendant! Il résulte de cette situation une suite de scènes intéressantes et un coup de théâtre admirablement amené où Tufières se trouve tout à coup mis à nu et dévoilé. Malheureusement le dénouement de cette pièce,