ACTE III, SCÈNE III 8i
Valère.
C'est très bien fait à vous. L'orgueil... Le Comte.
Je le déteste.
Les grands perdent toujours à se glorifier, Et rien ne leur sied mieux que de s'humilier. Vous sortez?
Valère.
Oui, Monsieur, je quitte la partie, Et je sors enchanté de votre modestie.
Le Comte, lui touchant dans la main.
Sommes-nous bons amis?
Valère,
Ce m'est bien de l'honneur.
Et je...
Le Comte, Parbleu, je suis votre humble serviteur. Si vous voyez Philinte, engagez-le, de grâce, A ne pas m'obliger à lui céder la place. Il fera beaucoup mieux, s'il renonce à l'espoir D'épouser votre sœur et cesse de la voir. Dites-lui que je crois qu'il aura la piudence De ne me pas porter à quelque violence : Car, je vous le déclare en termes très exprès, S'il l'emportoit sur moi, nous nous verrions de près.
A cet égard. Monsieur, je ne puis rien vous dire, Mais j'entends ce discours, et je vais l'en instruire.