‹ Le glorieux; comédie en cinq actes. Avec une prefaceChapitre 7 sur 105 · X NOTICE · texte numérisé non relu

X NOTICE

buste si parfaitement ressemblant de Destouches au foyer de la Comédie-Française [salon carré du public), buste exécuté par Berruer, en 1781, pour se convaincre que la modestie et la réserve ne devaient pas être les traits saillants de son caractère. Cette figure enflée, boursouflée, ces lèvres « suffisantes », cette tète relevée très haut et prétentieuse, n'appartiennent pas à un homme simple en ses goiùts ni en ses ccrils. Destouches s'est probablement jugé et peint inconsciemment lui-mênie en écrivant le Glorieux '. La versification de la pièce est élégante, le dialogue vif et rapide. On y trouve des traits heureux, pleins de verve et d' à-propos , et mênie des vers devenus populaires et qui ont comme passé à l'état de proverbes, à ce point que deux d'entre eux, notamment, ont cours dans la conversation usuelle, sans que, depuis plus de cent ans, bien des gens qui les répètent sachent au juste à qui ils doivent les attribuer :

La critique est aisée et l'art est difficile. (Acte II , scène v.)

Chassez le naturel, il revient au galop!... (Acte IIÎ, scène v.)

La Harpe préférait le Glorieux à la Métro-

I . La pièce de Destouches a été parodiée au théâtre des Marionnettes, dans une petite pièce intitulée : Polichinelle, comte de Pafier.

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