‹ Le Gluconate de Calcium et ses solutés injectablesChapitre 18 sur 23 · PAR NS LOS: 1:000. CC · texte numérisé non relu

PAR NS LOS: 1:000. CC

L'électrolyse s’est poursuivie durant 32 heures à la température normale: Le liquide subissait un léger échauffement {température de 20° environ dans la cuve). Aucune coloration jaune ne fut visible au cours de l’essai. À l'arrêt du courant le liquide n’était absolument plus réducteur, et nous avons noté une polarisation des électrodes. À ce moment une légère coloration jaune était visible au voisinage des électrodes, Le dégagement . de brome s’est poursuivi quelques minutes après l'arrêt du courant, et nous avons noté un voltage de 1,5 volt environ.

Le sel calcique obtenu étant très soluble dans l’eau, le liquide est filtré. -

Le filtrat liquide est mis en glacière à une température de 5° environ en additionnant de chaux pure. On obtient une suspension dans laquelle on fait passer un: courant de gaz carbonique. I] va se former du carbonate de calcium insoluble tandis que le lactobionate de calcium reste en solution.

Après filtration le liquide limpide est évaporé à basse température. Le résidu qui est essentiellement formé de lactobionate de calcium est lavé à l'alcool éthylique à 95°. Après plusieurs lavages et décantations on obtient une poudre blanche, c'est du lactobionate de calcium. Caractères

Poudre blanche — inodore — insipide.

Très soluble dans l’eau -— donne une solution neutre.

Figure (2)

ER: de

METHODES BIOCHIMIQUES

* Nous allons maintenant examiner des méthodes d’oxydation du glucose appelées à un brillant avenir car les produits obtenus que nous avons eu l’occasion d'étudier et d’emplover sont particulièrement purs.

Les microorganismes sont capables dans certaines conditions d’oxyder les aldéhydes ou les alcools pour donner des acides. On avait constaté que les glucides soumis à l'oxydation biologique donnent en plus des acides citrique, acétique oxalique, de petites quantités d’acide gluconique. Des recherches systématiques ont été entre-: prises pour obtenir en plus grosse quantité de l'acide gluconique. Tout d’abord-on a cherché à isoler les microorganismes capables de produire de l’acide gluconique à partir du glucose. On a ainsi obtenu deux grands groupes de bactéries : le premier groupe donne à partir du glucose de l'acide gluconique et de l'acide citogluconiqué, le second donne seulement de l’acide gluconiqui selon F. Gstirner. Ce second groupe assemble le bactérium industrium, le bactérium acétosum, le bactérium racens, Je bactérium vini acetati, le bactérium xylinoïdes, le bactérium orléanense, le bactérium Hansen, le bactérium gluconicum: Les bactéries étant aérobies il est nécessaire de les faire travailler en couche mince dans des bacs plats afin d’avoir un rendement suffisant. On voit alors se former en surface un voile analogue à celui donné par le micoderma aceti sur le vin se transformant en vinäigre. On peut soutirer le liquide et le remplacer par. une solution nouvelle sans léser ce voile, ce qui permet de continuer longtemps l'opération. Chaque solution de glucose devra être stérile.

Applicalions industrielles

Voici le mode opératoire préconisé par le brevet autrichien n°127373 : On délaie dans un litre d’eau %o gr. de levure fraîche, on porte doucement à l’ébullition et on continue la cuisson pendant une demi-heure. On Jaisse reposer 24 heures aux fins de décantation. Le liquide

AR Fe

clair décanté est stérilisé par tyndallisation à 100° en chauffant une demi-heure chaque fois. Cette eau levurée, étendue de trois fois son volume d’eau de source, servira de bouillon de culture. On fait un mélange de 150 g*. de glucose, de 30 gr. de carbonate de calcium dans un litre de bouillon de culture, on chauffe lentement jusqu’à ébullition, puis on verse dans des bacs stériles et on inocule avec des cultures de bactérium racens. On maintient à une température constante de 28°. Après quelques jours on remarquera une pellicule blanche s’étirant sur les parois des bacs. D'autre part, de grosses bulles remontant du fond seront un signe certain d’acidification. Pour dissoudre læ majeure partie du carborate de calcium 1l faudra 4 à 6 semaines. À ce moment on rassemble. dans un seul récipient le liquide des bacs, on porte à l’ébullition, on filtre et on concentre le filtrat au bain-marie, En peu de temps se forme une masse cristalline brune que l’on sépare et lave à l'alcool dilué. Après une ou deux recristallisations (de préférence en additionnant de charbon animal) on obtient un produit blanc cristallisé qui est du gluconate de calcium pur. Le rendement est de 60 à 80 %. Pour évitér l'emploi de bacs on a essayé d'agrandir la surface du liquide sucré en faisant passer celui-ci dans un. générateur cylindrique rempli d’une matière spongieuse inerte (coke, terre cuite poreuse) : c’est le cas du procédé américain, objei du brevet 1.896.811 de James N. Currie et Ralph H. Carter, en date du 31 janvier 1930.

Les bactéries emplovés appartiennent au groupe des acétobactéries : b. oxydans, b. industrium, b. acétosum, b. acétigénum, b. acéti, b. xylinum et b. pasteurienum. Par un distributeur approprié, la solution sucrée s'écoule sur la masse spongieuse remplissant un récipient cylindrique à fond perforé de façon que la solution d'acide gluconique puisse s’écouler dans un second récipient. La première solution sucrée est inoculée d’une culture appropriée appartenant au groupe ci-dessus. En même temps que le liquide s'écoule, une soufflerie d’air apporte l'oxygène nécessaire À la réaction et permet une division

liquide sucre

solution

renfermant l'acide gluconique

Figure 3

parfaite du liquide en fines gouttelettes. La température est maintenue de 15 à 35°, celle de 25° S’avérant la plus propice. Aussi longtemps que la culture se maintient pure dans le générateur, la fabrication peut être poursuivie. [1 est intéressant: d'avoir un générateur assez haut et étroit pour qu’un seul passage de la solution de glucose permette sa transformation en acide glucanique.

Un autre brevet américain n° 1.908.225, du 2 février 1931, de lames N. Currie et Alexander Finlay, opère de la façon suivante : 1.500 gr. de glucose sont dissous dans 10 litres d’eau, on y ajoute un bouillon de culture (soit 150 gr. de sirop malté). Le tout est introduit dans un récipient muni d’un agitateur faisant 2.000 tours à la minute. On ajoute la culture de bactérie du groupe des acétobactéries et on enclanche l’agitateur qui produit une mousse abondante, la température étant maintenue à 30-40°. En 48 à 60 heures, 90 à 95 7 du glucose sera oxydé en acide gluconique, ie rendement étant augmenté par addition d’alcalins. La formation de mousse pourra

ÂAtra favrnriééea nar annart de éannnine.

Le 94e

Un progrès a été obtenu lorsqu'on a employé comme agent d’oxydation le b. oxydans et le b. industrium. Ces micro-organismes peuvent en effet effectuer l’oxydation en couche profonde et en pH acide (jusqu’à 2). Cet abaissement du pH est un avantage considérable qui écarte tout risque de contamination secondaire.

Cette importante acquisition fait l’objet du brevet allemand n° 556.731, du 13 août 1932, qui donne tout d’abord le mode opératoire pour l'obtention d’une culture de b. oxydans se développant dans les meilleures conditions. Pour cela un milieu de culture contenant 10 Ÿ de sucre d’amidon additionné de sels nutritifs et d'acide acétique à conçurrence de pH = 2,5 est ensemencé avec du b. oxydans. Dès que l’opalescence du liquide indiquera la croissance des bactéries, on l’incorporera à un ballon de culture contenant 200 cm de la même solution. Après incubation de 2 à 3 jours à une température de 25 à 30° et alors que la moitié du sucre sera converti les bactéries seront dans leur stade optimum de croissance. Par agitations répétées on s’opposera à la tendance des bactéries de se fixer à la surface. Après le temps indiqué on incorporera le contenu du ballon à uné cuve de 4 litres remplie du même mélange, on laissera la fermentation se faire comme précédemment et on continuera ensuite à la même cadence en ajoutant la culture optimum au mélange glucosé. Comme il n’est pas possible d’agiter des cuves on homogénéiséra le liquide en brassant avec une spatule en bois. Il sera indiqué, surtout au début, c’est-à-dire au stade d’aëcoutumance à la privation progressive de l’oxygène, d'introduire à l’occasion de l’air ou de l'oxygène dans la cuve. On isolera de la grande cuve de cette série de culture une couche de bactéries et on recommencera la culture de la même façon en restreignant petit à petit l’adduction d'oxygène dans les cuves. Les bactéries ainsi cultivées gardent leur propriété de croissance en milieu homogène et peuvent être réaccoutumées à ce genre de croissance par des passages successifs en milieu de moins

en moins oxygénés. C’est là un fait très intéressant de

CR, | IRTES

modification des conditions de vie par accoutumance dont les applications pratiques sont de première importance.

Ces cultures servent à ensemencer une solution renfermant 10 gr. de phosphate de potassium, 50 gr. de levure par litre et un kilo de glucose pour 10 litres d’eau. On stérilise rapidement et on ajoute la culture de b. oxydans préparée et l'acide acétique Osp pH 2,5. Après 9 à 10 jours de fermentation à 30° on obtient de l’acide gluconique à raison de 97 7 du poids sec de sucre employé.

Ce procédé est très intéressant et mérite de retenir l'attention, 1l ne nécessite aucun appareillage compliqué, il est à l’abri de toute contamination du fait du pH bas où travaillent les bactéries, ce qui est une grande sécurité ; enfin, il procure un gain de temps appréciable tant dans la mariipulation des récipients que dans leur lavage. Quant au rendement il est des meilleurs, 95 à 99 % et

même 100 7.

Nous allons maintenant étudier. des procédés d’oxydation biologique du glucose mettant en œuvre des champignons. Dans le groupe des champignons filiformes le: penicillium citrinum, le P. divaricatum et P. luteum montrent une aptitude spécifique pour transformer en acide gluconique, glucose, amidon, ou saccharose. Pour obtenir de l’acide gluconique on prépare une solution aqueuse de sucre ou une dilution d’amidon à laquelle on ajoute une solution nutritive et des alcalins pour neutraliser l’acide gluconique. On stérilise le tout et après refroidissement on inocule les spores des penicilliums. Après 12 à 30 jours l’oxydation sera terminée selon la concentration en glucide et la sorte de spore employée.

On soutire la solution en laissant intacte la couche de champignons en surface et on introduit dans le récipient une nouvelle solution sucrée. De cette façon le mycelium pourra servir plusieurs fois. On récolte l’acide gluconique en procédant à l’évaporation de la solution après l’avoir filtrée ou en neutralisant au carbonate de calcium

Les

en filtrant à chaud et en évaporant ou enfin par précipitation à l’alcool.

Le brevet américain 1.726.067, de T. Herrick et O. E. May, du 27 août 1929, donne les exemples suivants

I ; Volume de la solution ....... TRUE nt ES se Chämpignon utilisé ..54.... P. Luteum purpurogenum FÉMS Er Re EN RAR MD 14 Jours CIDÉOSE LE UE Fe LP NT EU AO EE:

AZOtate. dé SOUVENT TS 2e En TR PSETUR Sulfate de Magnésium crist. ..... irtragats O gr. 50 Chlorure de potassium ......... MERE O gr. 10 Phosphate mono acide de potassium ...... O gr. 10 Acide recueilli sous forme de gluconate de cal-

CHUTES Ar DE LL Eten UE EMA US 132 Ti IT

Cet exemple prouve que le mycelium a la possibilité d’oxyder une seconde charge de solution sucrée après l’achèvement d’une première oxydation. Aucun sel nutritif n’est nécessaire.

Volumé de solution: ........ Sets SU EU ES MOCONE ES Champignon utilisé .......... P. luteum, purpurogum TEMPS SNS MR NE ETS PESRTOUSS

Glucose 46 CU NC PETER NRA UE Acide recueilli sous forme de gluconate de CAIN Le AE SONNERIE MN OO

Les auteurs affirment que le rendement est excellent et que le produit obtenu est particulièrement pur.

Un autre brevet américain n° 1.840.050 attire l'attention sur le fait que le développement de certains champignons filiformes Aspergillus niger, Sterygmatocystis nigra par exemple et l'oxydation du glucose se font dans des conditions opposées, cette dernière freinant le développement des spores. C’est pourquoi l’auteur indique un procédé en deux temps :

Premier temps : culture dans les meilleures conditions possibles sur bon bouillon.

Deuxième temps : introduction de cette culture lors de

son développement maximum dans le récipient contenant la solution sucrée.

Le bouillon de culture se compose de : sucre de canne 10 #, peptone 0,15 7, biphosphate de potassium 0,10 Ÿ, sulfate de magnésium 0,05 Ÿ, chlorure de calcium 0,10 7. À une température de 30° il se formera, 4 ou 5 jours après l’ensemencement, une couche de champignons.

Le second bouillon contient environ 20 Ÿ. de glucose ou de saccharose et une quantité correspondante d’alcains pour neutraliser l'acide gluconique, un léger excès d’alcalin ne peut que favoriser la réaction.

Après 4 à 5 jours à la température de 25 à 30°, le sucre emplové sera converti en gluconate de calcium dans la proportion de 70 à 8o 7. On soutire le liquide, on porte à l’ébullition et on filtre. Une partie du glucojate se déposera en refroidissant, le reste sera précipité à l’alcool. ,

Nous n'avons pu mettre en œuvre d’oxydation par voie biochimique, n'ayant pu nous procurer de souche pure de bactérie. Cependant, grâce à l’obligeance d’un industriel lvonnais qui met actuellement au point un procédé semblable, nous avons eu entre les mains divers échantillons de gluconate de calcium fabriqué par voie biochimique. Ces échantillons soumis aux essais de la Pharmacopée française se sont montrés particulièrement purs. Ils donnent en particulier des solutions - aqueuses concentrées absolument limpides.

Nous avons ensuite employé ce gluconate de calcium sous forme de-soluté injectable à 10 7 en ampoules de SC: ‘5

Les solutions obtenues sont absolument incolores et ne donnent aucun accident à l'injection intra-veineuse, ce qui prouve que nous avons affaire à un produit d’ex-

cellente qualité.

EONCILUSION.

Les procédés d'oxydation du glucose par voie chimique ne sont pas à recommander car ils donnent un produit très difficilement purifñable et le gluconate de calcium. obtenu ainsi doit être réservé à l'emploi par voie

buccale à l'exclusion dé toute voie parentérale à moins de purification poussée, ce qui augmente considérablement le prix de revient du produit à cause des pertes très élevées au cours des diverses cristallisations.

Plus intéressantes sont les méthodes d’oxydation par voie électrolytique. Le gluconate de calcium ainsi obtenu est assez pur à condition de partir de glucose officinal. Cependant, comme les préparations industrielles se font essentiellement à partir de glucose massé, il est nécessaire de surveiller attentivement la purification du produit: Si ce gluconate est destiné à être employé sous forme de soluté injectable, mieux vaut parachever sa purification par une ou deux cristallisations supplémentaires, Actuellement les méthodes électrolytiques sont assez emplovées pour la préparation industrielle du gluconate de calcium. Le rendement est intéressant, le produit obtenu est assez pur pour être employé par voie buccale, mais nous faisons des réserves quant à son emploi sous contrôle par voie parentérale.

Le troisième groupe de procédés est celui auquel nous donnons la préférence. La préparation du gluconate de calcium par voie biochimique s'effectue déjà industriellement à l'étranger. Nous avons appris avec plaisir qu’un laboratoire lyonnais était en train de mettre au point cette fabrication en France et c'est À son aimable Directeur que nous devons d'avoir pu étudier les échantillons de gluconate de calcium fabriqués selon ce procédé,

Les produits, obtenus sont remarquablement purs “et peuvent être emplovés par voie parentérale sans aucune purification et les procédés d'oxvdation par voie biochimique sont les seuls capables de donner un tel produit.

Le seul inconvénient de ces méthodes était le risque de contamination des cultures par d’autres microorganismes, risque définitivement écarté si l’on emploie la méthode où le b. oxydans travaille aux environs de pH 3. Nous ne pouvons que souhaiter voir se généraliser ce procédé de fabrication tant en. France qu'à l'étranger.

ER

ESSAIS" PHYSIOLOGIQUES ELD-ESSAIS: TOXICOLOGIQUES ÉSSNSEPRNSIOLOGIOQUES

Is ont été effectués sur des chiens chloralosés (o gr. 12 par kilog).

Ont été enregistrés lors de l'injection intra-veineuse

— la pression artérielle au moyen du manomètre de : -Ludwig ;

— les mouvements de l'intestin in situ : méthode du ballon ; - ve

-— les mouvements respiratoires : pneumographe de

Paul Bert.

Les quantités de soluté injectable de gluconate de calcium à 10 7 ont varié de 1 cc à 2 cc par kilogramme d'animal.

Voici quelques protocoles expérimentaux :

a) Gluconate de calcium du commerce soluté à 10 7 avec 1 Ÿ de camphosulfonate de soude.

Chien de 11 kg 500 :

1 cc de soluté par kg :

Pression artérielle : légère baisse:

Intestin : arrêt des mouvements.

1 ce 5 de soluté par kg :

Pression artérielle : légère hausse, fugace puis lécère baisse plus durable.

Intestin : arrêt des mouvements.

b) Gluconate de calcium 10 Y, borate de soude 1 Y.

Chien de 7 kg :

r cc de soluté par kg :

Pression artérielle : légère baisse, puis légère ; hausse et normale.

Întestin : diminution, puis augmentation durable du tonus et des mouvements,

Respiration : rien.

1 cc 3 de soluté par kg :

Pression artérielle : légère hausse.

Intestin : arrêt, puis reprise lente.

Respiration : rien.

c) Gluconate de calcium pur préparé par voie biochimique soluté 10 7.

Chien de 6 kg 500 :

1 cc de soluté par kg :

Pression artérielle : légère hausse.

Intestin arret" Respiration : très légère accélération.

d) Gluconate de calcium impur (résidu de purification soluté à 10 7).

Chien de 7 kg :

1 cc de soluté par kg :

Pression artérielle : brachycardie accentuée. Intestin : arrêt.

Respiration : légère accélération.

e) Gluconate de calcium impur (ayant donné des accidents).

Chien de 6 kg 300 :

1 ce de soluté par kg :

Pression artérielle : légère et fugace hvpertension. Intestin : diminution du tonus et des mouvements et retour.

Respiration : arrêt, puis reprise sans augmentation, 1 cc $ de soluté par kg”: Te Pression artérielle : légère hausse, puis chute verticale et mort de l'animal.

Intestin :

Rein : constriction.

Respiration : forte diminution, légère accélération de retour -- arrêt = mort.

TR

f) Essai successif de divers échantillons sur un même animal,

Chien de 3 kg 500 :

Le)

Gluconate de calcium pur à 10 Ÿ (biochimique).

2 cc de soluté par kg :

Pression artérielle : chute transitoire et retour. Intestin : diminution du tonus et mouvements. Respiration : diminution, puis augmentation.

Gluconate de calcium du commerce. 10 Ÿ et borate de soude 1 %.

2 cc de soluté par kg :

Pression artérielle : légère élévation.

Intestin : arrêt, Respiration : légère stimulation.

Gluconate de calcium purifié 10 Ÿ et camphosulfonate de soude 1 .

1 cc de soluté par kg :

Pression artérielle : légère élévation.

Intestin : arrêt.

Respiration : légère apnée, puis stimulation. 1 cc 5 de soluté par kg :

Pression artérielle : légère hausse, puis baisse. Intestin : stimulation du tonus et des mouvements.

Respiration : stimulation.

Les troubles physiologiques les plus accentués ont été donnés par les produits impurs et nous remarquons que le gluconate provoquant des accidents de choc chez les humains a été le seul à tuer un chien à dose de 1 cc 3 de soluté à 10 7 par kilogranmie d'animal.

Ale

ESSAIS TOXICOLOGIQUES A) Sur lés poissons : Gambusia holbrooki d’un poids de Oo gr. 10 environ.

Appareil : Celui décrit dans la thèse de ‘médecine, Paris 1922, par Lopez-Lomba.

Un ballon de 60 cc environ contient :

Éau-durrobinet Eee ee UT TT" AS ec Solutiontde Selsrbihaires a ee Cr IT gouttes Solution de carbonate de soude à 1 7 .... [I gouttes Produit à essayer (solution à 107) ........ 10 gouttes POASSON: DL SM RAR TE Te ALL I

Les ballons sont plongés dans un bain d’eau à température constante (20°) réglée par un thermostat.

On opère sur plusieurs séries de balions en faisant varier dans chaque série la quantité de produit à essaver. Au bout de 24 heures on compte les animaux morts

dans chaque série.

Résultats : ils sont donnés par le tableau suivant

TABLEAU N° 3 SRE € AS me Nombre de poissons | Glucoafe biochimique | Gluconate puriflé | Gluconate Impur

de glaconate par sérle donne morts donne morts donne morts XV 4 O I XVII : Ô 7 XXI 18 2 o $ CNIL 4 1 0 o XXV 2 (e] Ke 3 Total 42 RS 3 9

NE

Observations : Le produit le plus toxique est incontestab'ement le gluconate donnant des accidents en clinique humaine.

B) Sur les grenouilles : Rana agilis d’un poids de 4 à 7 gr.

Mode opératoire : on injecte un soluté à 10 7 de gluconate de calcium à essayer dans le sac lvphatique dorsal de l’animal, On note le nombre d'animaux morts au bout de 24 heures.

Résultats

#ombre de centimètres

Gluconate purifié donne Glaconate impur donne cubes de solute Nombre de Grenouliles

à 10 Je injecté a mu 5/10 5 O 2 6/10 14 4

‘J'otal | 19

Observations : Les résultats sont moins nets que ceux enregistrés avec les poissons. Si nous tenons compte des erreurs expérimentales, il ne nous est pas possible de juger de la toxicité relative des deux échantillons vis-àvis de Rana agilis.

Conclusions : Ces essais physiologiques et ces essais de toxicité ne permettent donc pas de juger de façon certaine de la qualité d’un gluconate de calcium.

Signalons cependant que le gluconate préparé par voie biochimique est, comme en clinique humaine, celui qui donne le moins d'incidents ou d’accidents.

Ed

SOLUTE INJECTABLE DE: GLUCONATE DE CALCIUM

Nous rappelons tout d’abord qu’afin d'éviter toute cause d’erreur, nous nous sommes uniquement servis d’ampoules en verre blanc, neutre, les récipients que l’on trouve actuellement dans le commerce étant généralement plus ou moins aicalins.

La solution aqueuse à 10 7 de sel à une molécule d’eau employée normalement en injection est saturée et cristallise rapidement à l'air. L’adjonction de stabilisants serait donc une nécessité si l’on veut obtenir une préparation se conservant bien. Le plus employé des stabilisants est l'acide borique ou ses sels de sodium ou de calcium.

Acide borique ou borates agents stabilisants.

A la dose de 1 Ÿ d’acide borique cristallisé ou de 1 à 1,25 % de borate de sodium, on obtient aisément une solution à 10 de gluconate de calcium qui se maintient stable et qui peut être stérilisée par tyndallisation à 100° en ayant soin de ne pas dépasser cette température (Traité de pharmacie chimique de Lebeau et Courtois).

D'après Galdoni, en s’aidant de ces corps, on peut obtenir des solutions aqueuses de gluconate de calcium très concentrés (jusqu’à 57 %).

L'étude de l’isotherme de solubilité à 20° du système : (CSH10O7)Ca,B203,H°20 a. été faite par de Carl et il a constaté que l'acide borique augmente notablement Ja solubilité du gluconate de calcium.

Ceci serait dû à la formation d'un composé du type (CSHHO7RCa, B203, x H?0. Il v a certainement combinaison chimique entre le gluconate de calcium et l'acide borique avec formation d'un corps différent du gluconate de calcium au point de vue cristallin, corps qui est beaucoup plus soluble dans l’eau que le gluconate de calcium. Les raisons qui motivent l'emploi du gluconate de calcium comme sel calcique injectable ne sont peutêtre pas applicables à ce complexe chimique.

D'autres inconvénients sont encore à signaler. L’un, d'ordre pratique ; impossibilité de stériliser à plus de 100° Je soluté stabilisé, car à une température plus élevée le gluconate de calcium peut s’altérer, ainsi que l’ont signalé de Carli et L. Sollazo. Cette altération se traduit à l'injection intra-veineuse par des phénomènes de choc moins dramatiques que ceux dus aux impuretés de préparation du gluconate de calcium, mais donnant des hyperthermies de plusieurs heures atteignant 40° et même 41. |

Dans une conférence faite le 16 juin 1933, devant la Société Chimique de France, à propos de la configuration des polyalcools déduite de leur influence sur le pouvoir conducteur de l’acide borique, le chimiste danois Bœseken a dit : « Il y a plus de quarante ans que Magnanini, dans le laboratoire de. Wilhelm Oswald, a montré qu'il faut attribuer la cause de l’action acidifiante du mélange polyalcool borate de soude à la for- - mation de combinaisons facilement dissociables ». Nous insistons sur le fait de la facile dissociation des combinaisons polvols acide borique. Un autre inconvénient est que cette combinaison donne à la solution un pH acide.

A cela rien d'étonnant puisque l’acide gluconique est un mono-acide penta-alcooi qui va se comporter exactement comme le plus employé des polyols, la glycérine, Pour ramener à la neutralité 10 cm? d’une solution aqueuse de gluconate de calcium à 10 7 renfermant 1 7 de borate

de sodium, il faut 3 cm 2 de solution N/10 de soude en présence de phénolphtaleine, comme indication, coloré. C'est d’ailleurs exactement la quantité de soude exigée, par la théorie, dans le dosage de o gr. 10 de borate de sodium par la méthode en présence de glycérine, mé- thode adoptée ,;par la Pharmacopée française pour Île dosage du borate de sodium.

Il est à signaler que l'acidité de la solution est proportionnelle à la quantité de borate de sodium jusqu’à une concentration de ce corps inférieure à 3 7, au-dessus de cette concentration le mélange tend à “levenir alcalin et

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