‹ Le Glutathion Et L'Inhibition De La Fermentation Alcoolique Par Les Acides Acétiques MonohalogénésChapitre 30 sur 45 · SP ET NE LT EU · texte numérisé non relu

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Le procédé qui nous a servi précédemment pour déterminer le pouvoir ferment et la croissance n’étant pas suffisamment précis et sensible nous avons utilisé la méthode manométrique de Warburg.

Les levures servant à ces mesures ont été cultivées rigoureusement dans le même moût de bière. On introduisait 70 cc. de ce moût dans de petits flacons de 100 cc., auxquels on ajoutait la solution d’acide halogéné, en complétant ensuite suivant le cas par de l’eau distillée stérile jusqu’à JALCCS

Trois jours après, au moment de la pleine fermentation l’on aspirait le liquide surnageant à la trompe, on centrifugeait et lavait plusieurs fois avec un tampon phosphaté de pH 6,4 (124). On reprenait ensuite le dépôt par le tampon glucosé à 1 % et l’on amenait à environ 40 cc. Un volume de cette suspension, exactement pipeté servait à la détermination du poids sec à 105°, auquel nous avons rapporté les quantités de gaz échangées.

A partir de la même suspension, par des dilutions convenables, nous obtenions finalement la suspension devant servir aux mesures manométriques.

Une seule et même dilution suffisait pour la fermentation et la respiration dans le cas des levures cultivées dans de fortes concentrations d’antiseptique. Avec les levures normales, la dilution destinée à la mesure de la fermentation était 2,5 fois plus petite que celle destinée à la mesure de la respiration. Finalement, l’expérience avait lieu sur 2 ce. de la suspension finale, à 25°, et durait au moins deux heures; les lectures effectuées toutes les 15 minutes nous per-

5 mettaient de constater la marche absolument régulière des | échanges gazeux.

Ë Pour chaque levure étudiée, nous avons fait la mesure de la respiration seule, en introduisant dans le godet central 0,2 cc. de potasse à 10 %; nous avons procédé aussi à la | ; à mesure de la fermentation aérobie et enfin à celle de la a fermentation anaérobie. Chacune de ces mesures a été faite en double, la différence entre ces deux essais paralie -lèles n’ayant jamais dépassé 6 %. :

Les résultats ont été calculés d’après Warburg (105) | où l’on indique par la lettre Q la quantité de gaz échangé | à en mm. cubes en une heure par mg. de poids sec (tableau X).

Le pouvoir respiratoire et le pouvoir ferment des levures accoutumées diminuent fortement lorsque la concentra-

: tion de l’acide halogéné augmente.

ne La levure Cramant accoutumée à l’acide monoiodacétique M/3.000 respire et fermente comme la levure normale. La même race de levure accoutumée au même acide mais à une concentration de M/850 perd presque complétement ses facultés de respiration et de fermentation. Il est vrai ; que dans ces conditions, nous sommes à la limite extrème à de l’accoutumance.

à . Dans tous les cas c’est la fermentation aérobie qui est la plus touchée, ensuite la fermentation anaérobie et un

peu moins la respiration.

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