CHAPITRE PREMIER
Examen des signes cardinaux au point
de vue pathogénique
Sans préjuger pour le moment de Ia cause première de la maladie, je vais examiner par quel mécanisme cette cause première, quelle qu’elle puisse être, peut amener les signes cliniques. |
Pour cela, je n'envisagerai que les signes cardinaux, tachycardie, exophtalmie, dilatation des vaisseaux cervico-thyroïdiens. Je dirai peu de chose du tremblement et de la diminution de résistance électrique, faute de notions suffisantes à leur sujet. Ce n’est que lorsque je serai à peu près arrivé à une conception pathogénique que je la mettrai en face des symptômes accessoires.
La tachycardie ouvre d'habitnde la scène. La physiologie nous enseigne que plusieurs facteurs entrent dans la constitution du rythme cardiaque : La fibre cardiaque, les ganglions intracardiaques, les nerfs modérateurs et accélérateurs.
Les altérations de la fibre cardiaque donnent surtout de l’arythmie ; or celle-ci est exceptionnelle dans la maladie de Graves. Les modifications dans le fonctionnement des ganglions intra-cardiaques sont trop peu connues pour que nous
puissions nous y arrêter.
Riche, — 4.