‹ Le Goître Exophtalmique: Interprétation NouvelleChapitre 20 sur 31 · AVR · texte numérisé non relu

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elles descendent dans le cordon cervical pour aboutir au ganglion cervical inférieur après avoir émis en route les nerfs cardiaque supérieur et moyen. |

20 Il ÿ a ensuite un système médullaire convergent aboutissant au ganglion premier thoracique, soit par le nerf vertébral pour les rami communicantes des 5e, 6e, 7° paires cervicales, soit directement pour ceux de la 8 cervicale et des deux premières dorsales, soit par le cordon thoracique pour les rami des 3e, 4°, 5 dorsales.

De ce ganglion partent des rameaux pour le plexus cardiaque ; d'autres fibres prennent la voie de l'anneau de Vieussens pour aller au ganglion cervical inférieur.

C'est donc au niveau de ces deux ganglions que sont le

mieux groupées les fibres cardiaques accélératrices.

Fibres oculaires. — Je ne m'occupe pas ici, bien entendu, des fibres bulbaires qui ne prennent pas la voie du sympathique. Mais à côté de ces fibres il y en a de médullaires reproduisant la disposition du second groupe des filets cardiaques.

Le plus grand nombre des fibres oculaires converge donc vers le ganglion premier thoracique, de là elles prennent la voie de l'anneau de Vieussens (surtout la branche préartérielle) et aboutissent au ganglion cervical inférieur. Elles remontent ensuite le long du cordon cervical lui-même jusqu'au ganglion supérieur.

Par cet exposé rapide on voit qu'une section ou une excitation faite entre les ganglions cervical supérieur et premier thoracique atteindra forcément des fibres oculaires ascendantes et des fibres accélératrices cardiaques presque toujours descendantes.

J'avais pensé tout d'abord que l'artère sous-clavière arrivant, à la suite de la thyroïdienne inférieure, à se dilater et à frémir, ce frémissement pourrait être une cause suflisante d'excitation

pour l’anse de Vieussens.

IL y avait bien une objection : à la suite d'un anévrysme artério-veineux ou cirsoïide du membre supérieur, la même excitation aurait dû se produire à la longue; or, les observations sont muettes en ce qui touche le nombre des pulsations dans ces cas.

Malgré cela, j'avais essayé de vérifier la chose expérimentalement.

Produire sur l'animal un anévrysme cirsoïde me paraissait à priori impossible. Mais si l'on ne pouvait établir une communication artério-veineuse indirecte, la communication directe, l'anévrysme artério-veineux était peut-être réalisable.

I fallait un animal d’une taille suflisante pour que ses vaisseaux ne fussent pas d’un calibre trop exigu ; un animal aussi chez lequel l'excitation du sympathique donnât des résultats appréciables. Le chien semblait tout indiqué.

L’artère thyroïdienne inférieure semblait trop petite pour quon pût facilement expérimenter sur elle; de plus, dans l'hypothèse d’une action sur l’anse de Vieussens, elle ne devait pas être utilisée chez le chien puisqu'elle naît chez cet animal de la carotide et non de la sous-clavière.

Je me décidai donc à agir sur la sous-clavière elle-même ou sur l’axillaire.

Que pouvait-on attendre d’une semblable expérience ? Posiüve, elle pouvait avoir une grande valeur ; négative, elle n’en avait aucune. En effet, en supposant que l’anse de Vieussens pût être excitée par le frémissement vibratoire, le fait pouvait se produire dans deux conditions : ou bien le frémissement de l'artère non dilatée était suflisant et alors l'expérience devait s'accompagner de tachycardie et d’exophtalmie, où bien pour que ce frémissement pût exciter l’anse fallait-il que l'artère fût dilatée. Alors l'expérience devait à peu près fatalement rester négative, la plasticité du sang s'opposant à ce que la commu-

nication durât un temps notable, Une injection de peptone ou

d'extrait de sangsues aurait bien pu rendre le sang momentanément incoagulable, mais momentanément seulement.

Pour établir la communication artério-veineuse je m'étais arrêté à l'emploi d'un tube métallique en U que M. Collin avait eu l’amabilité de me faire construire,

J'ai fait plusieurs expériences infructueuses, n’arrivant pas à obtenir le passage du sang de l'artère à la veine et cela quoique le tube ait pu être introduit dans les deux vaisseaux. Je ne cite que l'expérience suivante où le passage eut lieu d’une

facon évidente.

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